Bienvenue à l'Idée Fixe!

Notre programmation thématique

Visitez notre étiquette "Programmation" pour un survol de nos propos ce mois-ci

Votre Rendez-Vous pour la Grande Musique

Blogs, vidéos, playlists et beacoup de musique! Furetez nos pages et vous serez conquis!

L'Idée Fixe ici... et ailleurs

Visitez nos plateformes pour encore plus de réflexions et de musique!

Vous cherchez de titres pour votre collection?

Notre contenu et nos tuyaux sont là pour vous aider à parfaire votre bibliothèque musicale.

Looking for English Content?

Visit our sister site "I Think You Will Love This Music Too" for content eerily similar to the one on this site.

vendredi 11 août 2017

René Leibowitz (1913–1972)





Ce billet B + B propose notre montage # 255. Pour l'écouter, il suffit d'utiliser le lecteur Pod-O-Matic intégré au billet.



=====================================================================
Le B+B de cette semaine mettent en vedette le compositeur, chef d'orchestre, et théoricien René Leibowitz.

Formé jeune comme violoniste, Leibowitz a étudié la composition et l'orchestration avec Maurice Ravel et la direction avec Pierre Monteux au début des années 1930 à Paris, où il a été exposé à la technique dodécaphonique d'Arnold Schoenberg par le pianiste et compositeur allemand Erich Itor Kahn.

Beaucoup d’oeuvres de la Deuxième École viennoise ont été entendus pour la première fois en France au Festival international de musique de chambre établi par Leibowitz à Paris en 1947. Leibowitz a été très influent dans l'établissement de la réputation de la Seconde École, à la fois comme enseignant à Paris après la Seconde Guerre mondiale (en 1944, il a enseigné la composition et la direction à de nombreux élèves, y compris Pierre Boulez (composition seulement), Antoine Duhamel et Vinko Globokar) et à travers son livre Schoenberg et son école, publié en 1947.
En tant que compositeur, René Leibowitz a adopté la méthode de composition dodécaphonique, devenant son principal exposant en France. Les deux œuvres au montage, mais surtout son concerto pour piano, en sont de bons exemples.

Leibowitz fera ses débuts en tant que chef d'orchestre en 1937 avec l'Orchestre de chambre de la radio française en Europe et aux États-Unis. Il dirigera quand l’occasion se présente - bien que ses activités au podium aient été interrompues par la guerre. C'est durant cette période qu'il a écrit plusieurs ouvrages concernant la musique et les techniques de l'école de Schoenberg. Aussi, pendant la guerre, il était un membre actif de la résistance française contre les nazis. À la fin de la guerre, il revient à la direction - à contre coeur au début ayant estimé que suite à sa retraite forcée de cinq ans, il aurait pu perdre son doigté en tant que maestro.

L'un de ses enregistrements les plus circulés et les plus remarquables est une série de symphonies de Beethoven faites pour Sélections du Reader's Digest; C'était apparemment le premier enregistrement à suivre les marques de métronome de Beethoven. Leibowitz a également complété plusieurs enregistrements dans le cadre des albums de compilation de Sélections. Le premier ouvrage dans notre montage, un arrangement de la Passaglia et Fugue de Bach pour deux orchestres et le 8ème de Beethoven em fn de montage sont trir.s de ces séries.


Bonne écoute!


vendredi 28 juillet 2017

Narciso Yepes (1927 –1997)





Ce billet B + B propose notre montage # 254. Pour l'écouter, il suffit d'utiliser le lecteur Pod-O-Matic intégré au billet.



=====================================================================
Le B+B de cette semaine explore un aspect du répertoire quelque peu négligé au cours de notre série – la guitare.

Qui dit guitare dit musique Espagnole et deux noms me viennent immédiatement à l’esprit: Francisco de Asís Tárrega y Eixea et Narciso Yepes. Souvent appelé le Père de la guitare classique et probablement un des plus grands guitaristes de son époque, Tárrega est, en quelque sorte, le porte-étendard pour ce qui est du compositeur prototype du répertoire pour guitare espagnole avec, entre autres, ses Recuerdos de la Alhambra.

Yepes, quant à lui, est en bonne compagnie avec les Segovia et Lagoya de ce monde, mais son cheminement et sa technique font de lui à mon avis le plus grand virtuose de la guitare classique durant le XXième siècle.

Yepes reçoit sa première guitare à quatre ans et, après des leçons privées (merci à Papa qui le traine à dos d’âne trois fois par semaine!), il s’inscrit au Conservatoire de Valence à l’âge de 13 ans. Son professeur principal au Conservatoire est le pianiste et compositeur Vicente Asencio avec lequel il suit une formation classique en harmonie et en composition. Yepes souligne que son professeur était généralement réticent envers ses élèves guitaristes car il considérait cet instrument incapable du legato d’un piano. Ceci force Yepes à développer sa propre technique (dite A-M-I pour Annulaire-Majeur et Index) un doigté qu’il maîtrise afin de prouver la prouesse de la guitare (et sa prouesse comme interprète).

A 20 ans, en décembre 1947, il exécute pour la première fois le grand Concierto de Aranjuez de Rodrigo à Madrid et connaît un succès immédiat comme virtuose. Il fera la tournée des grandes capitales et, en 1950, s’installera temporairement à Paris pour continuer à se former  avec de grands interprètes d’autres instruments tels le violiniste George Enescu, et le pianiste Walter Gieseking. Il prendra aussi des leçons privées avec Nadia Boulanger. Après Paris, il ira répéter l’expérience en Italie. Yepes est donc un musicien chevronné, et un homme de lettres par surcroit!

En 1964, Yepes s’exécute avec un nouvel instrument qu’il développe avec le luthier José Ramírez III; une guitare à dix cordes. Son premier concert avec l’instrument est ce même Aranjuez, cette fois avec le Philharmonique de Berlin. A partir de ce moment, on l’entendra exclusivement avec cet instrument en public et sur disque.

En plus de Tárrega, j’ai programmé Yepes sur notre B+B de cette semaine dans une compilation qui adapte la musique pour luth de son compatriote Baroque Gaspar Sanz, transcrite pour sa guitare à 10 cordes. Du brésilien Heitor Villa-Lobos, ses cinq préludes et son concerto pour guitare et orchestra de chambre.


Bonne écoute!


vendredi 14 juillet 2017

Mini opéras





Ce billet B + B propose notre montage # 253. Pour l'écouter, il suffit d'utiliser le lecteur Pod-O-Matic intégré au billet.



=====================================================================
Le B+B de cette semaine explore le monde lyrique dans un contexte un peu particulier. On ne parle pas ici nécessairement de melodies ou même d’arias provenant d’opéras mais plutôt d’arias de concert – des pièces vocales qui insolent une scène pour voix soliste et orchestra (dans le cas d’un des exemples retenus, une paire de scènes).

Commençons par cet exemple – le compositeur Basque Juan Crisóstomo Arriaga est né jour-pour-jour 50 ans après Mozart, et comme lui nous a quitté bien trop jeune. Le Mozart espagnol mérite cette appellation à cause de son talent précoce (à 9 ans, il compose un quatuor à cordes dont il tient le second violon!) et son père décide d'envoyer son fils au Conservatoire de Paris. Elève brillant dans toutes ses études et activités musicales, il compose des œuvres dramatiques, quelques pièces liturgiques dont une fugue à huit voix sur Et vitam venturi dont la partition est perdue et que Luigi Cherubini, directeur du Conservatoire, considère en 1822 comme un chef-d'œuvre.

Une de ces œuvres dramatiques est sa cantate Herminie (Erminia, en Italien), inspirée du texte de J.-A. Vinaty mais généralement chantée en Italien dans la traduction de Giovanni Gandolfi. Cette œuvre dramatique du temps de la Première Croisade se compose de deux scènes, et se rapproche plus de l’opéra et ainsi se mérite une place dans notre palmarès de cette semaine.

Antigono est un opéra italien du XVIIIe siècle du compositeur tchèque Josef Mysliveček composé d'un livret du poète italien Metastasio produit en 1744 avec la musique de Johann Adolf Hasse. Ka musique de cet opéra est aujourd’hui perdue, mais un bon nombre de compositeyrs contemporains de Hasse et Mysliveček ont créé des arias de concert usant du livret de Metastasio et deux exemples (Acte III, Sc. 9 «Berenice, ah che fai? ») composés par Haydn et Avondano sont du montage. Deux arias de Mozart complètent la partie « classique » de cet ensemble.

Pour boucler le montage, j’ai choisi Bohemian Rhapsody, une chanson écrite par Freddie Mercury et enregistrée par son groupe, Queen (album A Night at the Opera).

La chanson, qui adopte le style opéra-rock, repose sur une structure assez inhabituelle pour un titre de musique rock : découpée en six parties, elle est dépourvue de refrain et comporte des arrangements tantôt a cappella, tantôt hard rock. En dépit de la singularité de son format, elle devient un immense succès commercial, marquant une étape décisive dans la carrière du groupe et posant les jalons de sa reconnaissance au panthéon des grands groupes de rock internationaux.


Bonne écoute!


samedi 1 juillet 2017

Programation Estivale 2017

Mardi en Musique

Mardi en Musique, et Les Roites du Laitier, font relache pour juillet et août. Retour sur MQCD-Musique-Classique prévu pour le 29 août avec notre montage du "5e mardi"

  • Revanche du Vinyle: Vladimir Ashkenazy, pianiste et chef (MM), 
  • Intégralement Vôtre: Evgeni Svetlanov et le Grand Orchestre d'URSS en concert (MM), 
  • Notre primeur trimestrielle pour un 5e mardi : André Previn pianiste, compositeur et chef (MM)
  • et un autre volet des Routes du Laitier


B+B

  • Juillet: Arias de concert (B+B) et Narciso Yepes (B+B)
  • Août: René Leibowitz, compositeur et chef (B+B) et concerti pur hautbois (B+B)
  • Septembre: Hummel (B+B), inspirations judaïques (B+B) et notre prime du trimestre Rostropovich joue et dirige Chostakovitch (B+B)

Afin de rehausser votre expérience sur l'Idée Fixe

 Ne manquez pas d'écouter la playlist du mois sur MQCD Musique Classique, un ensemble de transferts vinyl. Visitez le nouvel onglet pour l'écouter!


Visitez nous sur Facebook Networked Blogs et Google + afin de visionner notre contenu et nous joindre avec vos comentaires!

Suivez @itywltmt, sur TWITTER - ou visitez https://twitter.com/itywltmt

vendredi 30 juin 2017

Oscar Peterson (1925-2007)






Ce billet B + B propose notre montage # 252. Pour l'écouter, il suffit d'utiliser le lecteur Pod-O-Matic intégré au billet.



=====================================================================

Demain, le 1er juillet, marquera le 150ie anniversaire de la Confédération Canadienne. Afin de souligner cet évènement, j’ai préparé un montage qui rend hommage à un des plus grands musiciens ayant vu le jour dans notre grand pays.



Dans mes déplacements au travail, mon autobus arrête souvent au coin des rues Albert et Elgin, et m’offre une vue splendide de cette statue de bronze à l’effigie  d’Oscar Peterson, près de l’entrée des artistes au Centre National des Arts d’Ottawa. Souvent accompagné par les nombreux ouvriers qui dégustent leur café matinal assis sur le banc à côté d’Oscar, je n’ai pas de doute que ce dernier apprécie leur compagnie, un peu comme les nombreux auditeurs qu’il semble saluer d’un humble hochement de la tête.

Né et élevé à l’orée de la Grande Dépression dans le quartier de la Petite Bourgogne de Montréal, Oscar Peterson est le fils d’un musicien amateur, qui travaille comme journalier avec le Canadien Pacifique. A la maison comme dans son voisinage, l’influence de la musique des Antilles et du Jazz amènera le jeune Oscar à prendre un instrument – initialement aidé par son père, puis sa sœur qui donne des leçons de piano dans le voisinage. Peterson, qui souffrira d’un incident de tuberculose, choisira le piano plutôt que la trompette, et le sort en est jeté. Il suivra une formation classique surprenamment rigoureuse (après de sa sœur et de Paul de Marky), mais rapidement explorera le ragtime, le boogie-woogie et le jazz. Il remporte à 14 ans le concours national de musique de la Société Radio Canada et quitte l'école pour devenir musicien professionnel.

Pendant plusieurs années, il jouera régulièrement dans les cabarets et sera aussi très présent à la radio montréalaise dans les années 1940. C’est d’ailleurs à la radio qu’il sera découvert par le promoteur de jazz Norman Granz qui produira l’essentiel de ses disques, et l’ajoutera à l’alignement de la série Jazz at the Philharmonic au Carnegie Hall en 1949.

Le montage d’aujourd’hui est en deux parties – la première relate un récital public de Peterson et un des trios avec lesquels il s’est produit (celui-ci inclut Herb Ellis à la guitare et Ray Brown à la contrebasse) au théâtre Orpheum de Vancouver en août 1958 (quelques mois avant qu’Ellis ne quitte le groupe).

Les titres retenus sont principalement des « standards », c’est-à-dire des mélodies populaires parcourues par un grand nombre de groupes comme ceux de Peterson, mais toujours avec une sauce particulière. La plupart des titres sont introduits par Peterson au micro, y compris une pièce originale, The Music Box Suite (trad. Lit., la boite à musique), un hommage à sa sœur Daisy, qui fut jadis son prof de piano.

La seconde partie du montage est l’intégrale de Canadiana Suite, une commande de la Société. Radio-Canada qu’il endisquera avec Brown à la contrebasse et Ed Thigpen à la batterie en septembre 1964.

L’ensemble de huit courtes pièces est un voyage sur un train virtuel (clin d’œil à son père) allant de l’Atlantique au Pacifique passant par Montréal, Toronto, les Prairies, le défilé du Stampede de Calgary et finissant avec les Rocheuses.


Bonne écoute, et bonne Fête du Canada!

mardi 27 juin 2017

Schubert Symphonie No. 9 ("La Grande") - Tate


Le billet suivant est mon Mardi en Musique du 27 juin 2017.

J’avais prévu commencer une série de billets sur une collection de 5 microsillons des concerti pour piano de Mozart, mais la mort subite de Sir Jeffrey Tate m’a forcé à modifier ma programmation – partie remise à l’automne!

La discographie Tate favorise les maîtres du clarissisme – Mozart et Haydn (je compte d’ailleurs proposer un montage en fin d’année avec certaines des symphonies Londoniennes avec Tate et l’English Chamber Orchestra, faisant suite au Scherchen offert ici il y a deux semaines). Le disque que je partage aujourd’hui se veut dans cette tradition.

Qu’on les considère des symphonies classiques tardives ou des symphonies présageant le romantique, les neuvièmes de Beethoven et de Schubert  se distancent significativement de celles de leurs maîtres Haydn et Salieri. La contribution de Schubert (sa « Grande » symphonie en ut majeur) propose presque une heure de musique, et si ce n’est que par sa longueur, se veut un exercice ambitieux; si ambitieux qu’elle fut considérée « injouable » du vivant de son compositeur. Une décennie après le décès de Schubert, Robert Schumann et Felix Mendelssohn ont milité afin de la monter, ce dernier dirigeant son orchestre de Leipzig pour sa première au printemps de 1839.

Dans ma collection, je compte au moins quatre enregistrements de la Neuvième de Schubert (Muti, Abbado, Schippers et celle de Jeffrey Tate), et cette dernière a ceci de particulier : un sens de mouvement, de propulsion qui n’est pas aussi prononcé chez les autres. Je vous laisse le soin de la comparer à vos versions préférées!



Franz SCHUBERT (1797 - 1828)

Symphonie no. 9 en ut majeur, D. 944 (la Grande)
Sächsische Staatskapelle Dresden
Sir Jeffrey Tate, direction
Vinyle DDA - 1986

Lieu d’enregistrement - Studio Lukaskirche, Dresde




Internet Archive – https://archive.org/details/JeffreyTateStaatskapelleDresden1986SchubertSymphonyNo.9

(Merci On The Top of Damavand for ever)

vendredi 23 juin 2017

Vitrine Classique





Ce billet B + B propose notre montage # 251. Pour l'écouter, il suffit d'utiliser le lecteur Pod-O-Matic intégré au billet.



=====================================================================

Le B+B de cette semaine reprend la formule utilisée il y a quelques semaines, proposant des titres qui évitent les compositeurs plus parcourus d’une époque musicale. Dans le cas du « classique », j’évite ici les Haydn, Mozart et Salieri

Avant de parler des compositeurs du montage de cette semaine, j’aimerais parler d’époques et de dates. On a tendance à associer généralement les grandes ères musicales aux siècles : le Romantique avec le XIXie étant un très bel exemple.

Il est un peu dangereux de restreindre ainsi les grandes époques : après tout, si on accepte que Rachmaninov était un des derniers grands Romantiques, on se doit d’inclure le premier quart du XXie siècle à l’ère Romantique. De même, on pourrait suggérer que la musique tardive de Mozart (qui s’éteint en 1791) à tout le moins présage le Romantique…

Le cas Mozart nous amène aux compositeurs Anglais qui ouvrent le montage de cette semaine, Boyce et Avison (et on pourrait dire la même chose de Wagenseil). Nés et œuvrant au XVIIIe siècle, donc en plein durant l’époque du Classique, certains les associent au baroque tardif, ou même à cette période de transition entre l’esthétique baroque et le début de l’époque plus « règlementée » qui caractérise les compositeurs dominants du classique, qui créent des recettes très spécifiques pour les concerti et les symphonies du jour.

Meridante et Cramer composent du temps de la transition classique-romantique illustrée par Beethoven et Schubert, qui « éttirent » les carcans normatifs, sont deux exemples de compositeurs qui perpétuent la tradition de Haydn et Mozart.


Bonne écoute!

 

Pages vues la semaine précédente