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vendredi 18 mai 2018

L’école de St-Pétersbourg





Ce billet B + B propose notre montage # 279. Pour l'écouter, il suffit d'utiliser le lecteur Pod-O-Matic intégré au billet.



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Le troisième volet de notre série sur la musique Russe nous amène à 1862 et à l’apport des frères Rubinstein. Anton et Nikolai, qui tour-à-tour fondent les conservatoires de Saint-Pétersbourg et de Moscou.

Le conservatoire de Saint-Pétersbourg, culminant du cheminement entamé par la Société de Musique Russe et championné par le Tsar, compte parmi ses premiers diplômés nul autre que Tchaïkovski, qui deviendra le titulaire de théorie à Moscou.

Toutefois, certains membres de la communauté musicale, aspirant à établir une véritable école de musique « nationale » ne se rangeront pas si facilement derrière les initiatives de MM. Rubinstein. L’une des vox d’opposition est celle de Mily Balakirev, qui déplore une instruction « Germanique » qui décourage l’expression d’une musique slave et russe.

Entre 1856 et 1871, Balakirev sera entouré de César Cui, Modeste Moussorgski, Nikolai Rimski-Korsakov et Alexander Borodine, une alliance connue comme Moguchaya kuchka, qu’on traduit ici assez librement comme « Les cinq doigts de la main » ou tout simplement les Cinq, le bastion de la nouvelle école de musique Russe.

Sauf pour Balakirev, aucun de ces compositeurs ne vivent de leur art, ayant tous des occupations à temps plein autres que la musique; Borodine est chimiste, Cui est critique et les deux autres ont un cheminement militaire. Afin de faire carrière en musique, Balakirev doit se produire comme pianiste et donne des leçons privées – à l’instar des Rubinstein qui bénéficient d’un emploi d’état dans leurs institutions.

Trois de ces cinq compositeurs sont au programme dans le montage B+B de cette semaine. Balakirev, qui a la réputation de finir ses œuvres longtemps après les avoir commencées se veut plus une muse et un promoteur de ses idées musicales (assez arrêtées). Beaucoup de ses illustrations au piano dans des rencontres amicales inspirent ses collègues; il faut donc considérer ses contributions comme « passives » plutôt qu’« actives ». Sa première symphonie, dont les premières esquisses datent de 1964 sera créée en… 1898  (sous la direction du compositeur). Une œuvre ambitieuse (pour ne pas dire prétentieuse), elle fait tout un contraste avec la première symphonie de Rimski-Korsakiv, beaucoup plus aérée. Les deux œuvres s’inspirent de motifs slaves et Russes, et s’inscrivent à cette nouvelle tradition musicale.

De Moussorgski, j’ai retenu deux entr’actes de sa symphonie Khovanshchina, qui s’inspirent d’évènements historiques. Comme beaucoup des oeivres du compositeur, quoiqu’entamées sous sa plume, c’est à son confrère Rimski-Korsakov qu’on doit une première version complète. Cette version, qui a sa part de problèmes, est retapée par Igor Stravinski et Maurice Ravel (pour Diaghilev, 1913) et plus tard par Dimitri Chostakovitch.


Bonne écoute!

mardi 15 mai 2018

Les routes instrumentales



Le billet suivant est un de mes Mardi en Musique pour le mois de mai 2018.

La série Les Routes du Laitier explore le répertoire de long en large, faisant appel à nos montages et playlists du passé. Pour plus d'information, lisez la page d'infos.






Sommaire

Le piano et le violon sont deux instruments dominants en musique classique – il semble qu’il y a une surabondance de musique pour ces deux instruments – musique pour instrument seul, on les retrouve même souvent ensemble en récital!

Dans un effort modeste d’offrir une plus grande variété de musique pour d’autres instruments – même si le piano et le violon restent présents dans notre série de feuilles de route - j’ai programmé des claviers, des cordes, des bois et des cuivres dans divers contextes musicaux.

Espérons que vous trouverez de quoi vous chausser!

Vos feuilles de route


Feuille de Route #109 – “Narciso Yepes (1927-1997)”

Place à la guitare et à Narciso Yepes, dont le cheminement et la technique font de lui à mon avis le plus grand virtuose de la guitare classique durant le XXième siècle. [Lire ma réflexion]

Hyperlien au menu - https://archive.org/stream/pcast254-Playlist


Feuille de Route #110 – “Les vieux claviers”

Cette feuille de route considère un montage de concerti pour clavier et orchestre qui mettent en évidence les ancêtres du piano acoustique moderne. [Lire ma réflexion]

Hyperlien au menu - https://archive.org/stream/pcast242-Playlist


Feuille de Route #111 – “Concertos pour hautbois”

Le son distinctif du hautbois et de ses compères le cor anglais et l’oboe d’amore lui accorde une place de choix parmi les bois d’un orchestre; c’est d’ailleurs l’instrument qui donne le ton – sinon la note d’accord – avant le début d’un concert. [Lire ma réflexion]

Hyperlien au menu - https://archive.org/stream/pcast256-Playlist


Feuille de Route #112 – “Alto et orchestre”

L'alto se veut le grand frère du violon au ton plus riche et sérieux, mais son répertoire concertant est assez modeste par rapport à celui du cadet de la famille. [Lire ma réflexion]

Hyperlien au menu - https://archive.org/stream/pcast240-Playlist






Feuille de route #113 – “Tamás Vásáry joue Chopin”

Chopin composera quatre sonates - trois pour piano solo, et ne pour piano et violoncelle. Les deux sonates de Chopin les plus enregistrées sont sa 2e et sa 3e, et c'est ce couplage qui est à l'affiche aujourd'hui. [Lire ma réflexion]

Hyperlien au menu et à la musique - https://archive.org/details/05PianoSonataNo.3InBMinorOp





Feuille de route #114 – “Dimitry Markevitch sur MP3.COM”

Cette feuille de route des plages de violoncelle interprétées par l'artiste, auteur et pédagogue Ukrainien-Suisse Dimitry Markevitch. Si ce nom vous semble familier, c'est peut-être car il s'agît du frère cadet du chef Igor Markevitch.[Lire ma réflexion]

Hyperlien au menu et à la musique - https://archive.org/details/019Sonat...ajeurPourViolo





Feuille de route #115 – “Violon et violoncelle”

La formule habituelle implique deux instruments identiques, comme les concertos pour deux violons de Vivaldi et Bach, les concerti pour deux claiviers de Bach et Mozart. Toutefois, il est rare d'offrir deux instrumnents concertants qui oeuvrent à des registres différents (comme c'est le cas chez Brahms) qui offrent un duel ave l'orchestre par le haut et par le bas . [Lire ma réflexion]





Feuille de route #116 – “En-cor Mozart”

Le titre suggère notre instrument - dédié au cor (parfois appelé cor français afin de le distinguer de son cousin, le cor anglais). [Lire ma réflexion]

Hyperlien au menu - https://archive.org/download/pcast07...3-Playlist.pdf






Feuille de route #117 – “Wolfgang Schneiderhan (1915 –2002)”

Le violoniste Wolfgang Schneiderhan est né à Vienne, où il sera formé sous Julius Winkler. Pendant les années '20, il aménage à Londres où il entreprend une carrière de soliste et de réciatliste pour finalement retourner en Autriche comme violon-solo de l'Orchestre Symphonique de Vienne (1933 - 37) et ensuite le même poste avec le Philharmonqiue de 1937 à 1951. Tout en occupant ces postes, il continue à oeuvrer comme soliste en concert et sur disque. .[Lire ma réflexion]

Hyperlien au menu et à la musique - https://archive.org/details/01Concer...inAndOrchestra 



mardi 8 mai 2018

Alessandro Deljavan, Chopin ‎– 27 Etudes


Le billet suivant est mon Mardi en Musique du 8 mai 2018. 

Le Mardi en Musique de cette semaine est un nouveau partage dans ma série Intégralement Vôtre provenant du label Brilliant Classics qui fait la promotion de certains de ses titres ouvertement sur YouTube.

L’étude pour piano évoque deux choses: une étude de composition et d'harmonie ou encore une étude de performance. Nous pouvons affirmer que Chopin atteint ces deux objectifs avec l’emsemble de ses 27 études pour piano. Les études de Chopin forment la base de ce qui était alors un style de jeu révolutionnaire pour le piano. Ils sont parmi les pièces les plus stimulantes et évocatrices de toutes les œuvres du répertoire de piano de concert.

Certaines sont si populaires qu'elles ont reçu des surnoms: "Tristesse", "L'Adieu" ainsi que "l'Étude Révolutionnaire". Comme c’est si souvent le cas, ces sobriquets proviennent des éditeurs et non du compositeur.

Toutes les vingt-sept études ont été publiées du vivant de Chopin; l’opus 10, le premier recueil de douze, ont été composés entre 1829 et 1832, et ont été publiés en 1833, en France, en Allemagne et en Angleterre. Les douze études de l'opus 25 ont été composées à divers moments entre 1832 et 1836, et ont été publiés dans les mêmes pays en 1837. Les trois derniers, partie d'une série appelée "Méthode des méthodes de piano" compilée par Ignaz Moscheles et François-Joseph Fétis, ont été composées en 1839, sans numéro d'opus attribué. Ils sont apparus en Allemagne et en France en novembre 1840 et en Angleterre en janvier 1841.

Selon son propre site Web le pianiste primé cette semaine Alessandro Deljavan a commencé à apprendre à jouer du piano avant l'âge de deux ans et a donné ses premières représentations à l'âge de trois ans. Diplômé du Conservatoire de Musique Giuseppe Verdi de Milan et de l'Istituto Gaetano Braga, il a parfait sa formation au Mozarteum de Salzbourg, au Festival dell Nazioni de Città di Castello et à la Fondation Ottorino Respighi de l'île Saint-Georges de Venise. Ses professeurs sont Valentina Chiola, Piotr Lachert, Ricardo Risaliti, Enrico Belli, Eugenio Bagnoli, Lazar Berman, William Grant Naboré, Dimitri Bashkirov, Laurent Boullet, Fou Tsong, Dominique Merlet, John Perry, Menahem Pressler et Andreas Staier.

Depuis, il s'est produit dans le monde entier en Autriche, Belgique, Chine, Colombie, Chypre, Danemark, France, Allemagne, Inde, Israël, Italie, Lituanie, Corée du Sud, Pologne, Russie, Slovaquie, Suède, Suisse et aux États-Unis. . Alessandro a une discographie de plus de 40 albums avec les labels Stradivarius, Brilliant Classics, Onclassical, Aevea, Naxos, Tactus et Piano Classics. Parmi les titres les plus récents figurent deux albums de l'intégrale des valses et études Chopin (ce dernier est l'enregistrement vedette aujourd'hui) et l'intégrale de ses mazurkas. M. Deljavan est actuellement professeur de piano au Conservatoire de Musique Umberto Giordano.

Bonne écoute


Frédéric CHOPIN (1810-1849)
12 Études, op. 10
12 Études, op. 25
3 Nouvelles Études, B. 130
Alessandro Deljavan, piano
Brilliant Classics ‎– 95207 (2015)
Détails - https://www.brilliantclassics.com/ar...mplete-etudes/




vendredi 4 mai 2018

Stravinski: Suites de ballet





Ce billet B + B propose notre montage # 278. Pour l'écouter, il suffit d'utiliser le lecteur Pod-O-Matic intégré au billet.



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Le B+B de cette semaine est le second de notre série de quatre montages dédiés à la musique Russe, avec un échantillonnage de trois suites de concert extraites de ballets d’Igor Stravinski.

Comme je l’ai souligné à plus d’une reprise dans mes commentaires, on peut débattre de la suite vs la version intégrale d’un ballet, et ceci est particulièrement vrai pour la grande majorité des ballets de Stravinski qui – à l’encontre des grands ballets de Tchaïkovski et Prokofiev – durent au plus 45 minutes. Ce qui doit s’ajouter ici est l’aspect redevances au compositeur une fois que Stravinski s’installe aux Etats Unis. Les trois suites présentées aujourd’hui furent soit créées ou révisées substantiellement après 1945 afin de rencontrer les besoins de règlements des droits d’auteurs américains.

L’exemple le plus flagrant de cette situation es la suite du ballet l’Oiseau de feu, dont la version de 1919 est encore aujourd’hui la plus programmée. La version de 1945 retenue cette semaine propose beaucoup plus d’extraits du ballet à un poin tel qu’obn se demainde pourqupi ne pas tout simplement y aller avec le ballet complet…

Pulcinella – comme le troisième ballet mis en évidence cette semaine – le baiser de la fée – ont ceci en commun : Stravinski emprunte et fignole avec des thèmes de compositeurs du passé afin d’en créer de nombreuses sections. Dans le cas de Pulcinella, ce sont des compositeurs baroques Italiens, principalement Pergolèse. Le montage propose la suite pour petit orchestre du ballet, composé en 1922 et révisée en 1949.

Le violoniste et pédagogue polonais Samuel Dushkin collabora à de nombreuses reprises avec Stravinski qui lui dédie en 1931 son concerto pour violon et en 1932 son duo concertant. Avec l’aide de Ducshkin il adaptera certains passages de son ballet Pulcinella dans une suite italienne pour violon et piano. Ils auraient également collaboré dans l’élaboration du divertimento extrait du baiser de la fée en 1934 et revu en 1949. Ce ballet exploite des airs pour piano seul composés originalement par Tchaïkovski dans un hommage afin de souligner le 35e anniversaire de son décès.


Bonne écoute!


mardi 1 mai 2018

Les routes nominamles



Le billet suivant est un de mes Mardi en Musique pour le mois d'avril 2018.

La série Les Routes du Laitier explore le répertoire de long en large, faisant appel à nos montages et playlists du passé. Pour plus d'information, lisez la page d'infos.






Sommaire
Il y a des dizaines d’années, le lexicologue canadien-français Jean-Marie Laurence avait une rubrique régulière – je crois que c’était dans La Presse, mais peut-être était-ce dans Sélections du Reader’s Digest, la mémoire m’échappe. Le titre de la rubrique était « enrichissons notre vocabulaire » et sa mission était de débusquer l’usage d’anglicismes dans le parler québécois. C’était une mission fort louable, j’en conviens; un de mes profs de français au secondaire, M. Gagnon, se plaisait à répéter la devise de la chronique « Choisissez le mot juste, et le bon! »

Dans le lexique musical, il y a des mots justes – des titres ou des appellations – qui suggèrent une application particulière, mais il ne faut pas toujours s’y fier :

  • Un concerto, ce n’est pas toujours pour un soliste avec orchestre;
  • Une symphonie, ce n’est pas toujours pour un grand orchestre;.
  • Une chanson n’a pas toujours des paroles…

Laissez-vous tenter par les feuilles de route assemblées dans cette veine!

Vos feuilles de route

Feuille de Route #103 - "Vous appelez-ça une symphonie?"
Cette première feuille de route propose un regard particulier sur des œuvres qu’on appelle des symphonies sans toutefois suivre la formule préconisée par les clacissistes. [Lire notre réflexion]  





Feuille de Route #104 - " Concerto Solo"
On doit se rappeler que le terme concerto nous vient de l'italien pour "concert", et il est donc acceptable d'utiliser concerto dans un contexte beaucoup plus large. [Lire notre réflexion






Feuille de Route #105 - "Schumann & Schumann"
Clara Schumann et son mari auront huit enfants, mais ceci n'empêchera pas Mme. Schumann de continuer de faire carrière comme pianiste (elle le fera, longtemps après le décès de son mari, sur une période de 60 ans!), et sera d'une influence certaine sur leur jeune protégé Johannes Brahms. [Lire notre réflexion]

Hyperlien au menu - https://archive.org/stream/pcast123-Playlist




Feuille de Route #106 - "Au nom de BACH"
Un survol de titres composés par les membres de la famille Bach [Lire notre réflexion



Feuille de Route #107 - "Lieder ohne Worte"
Ces « mélodies sans paroles » ne sont pas des mélodies écrites en anticipant qu'on leur ajoutera des paroles. Ce sont des pièces entières et autonomes, qui  saisissent une atmosphère, un moment, une tendresse... [Lire notre réflexion





Feuille de Route #108 - "Unvollendet"
On peut considérer une œuvre inachevée de plusieurs façons: pourquoi donc Schubert aurait-il mis de côté sa symphonie en si mineur après avoir achevé deux mouvements, et quelques mesures d’un scherzo? Pourquoi a-t-on cru bon d’achever des œuvres laissées incomplètes par le décès de leur auteur? [Lire notreréflexion


mardi 24 avril 2018

Bernstein dirige Ives


Le billet suivant est mon Mardi en Musique du 24 avril 2018. 

Lorsqu’on parle de musique classique « Américaine », le terme conjure soit la musique à rythme jazz-blues comme les ragtimes de Joplin ou les œuvres symphoniques de Gershwin, ou la musique pour la scène ou le grand écran (le même Gershwin, BernsteinCopland ou même John Williams).

Rarement parle-t-om de « modernistes Américains » - les Elliot Carter, ou John Corogliano, ou Philip Glass – ou même MM. Bernstein et Copland déjà mentionnés.) Si ces compositeurs n’ont pas la notoriété de leurs contemporains Russes ou Européens, il reste qu’ils ont contribué au mouvement moderniste global, à leur façon.

Ceci nous amène à notre compositeur de cette semaine; Charles Ives n’a pas le cheminement des compositeurs ci-hait mentionnés, pour la plupart des musiciens à temps plein. M. Ives avait un emploi « régulier » - cadre d’une compagnie d’assurances – mais compose à temps perdu. Son œuvre compte des pièces pour orgue (Variations on « America »), pour piano (Concord Sonata), pour chambristes (entre autres, son trio pour piano, violon et violoncelle) et pour grand orchestre – quatre de ces œuvres sont primées sur cet album des années 1960, une des nombreuses gravures signées Bernstein de musique du XXie siècle.

Ives a composé au moins cinq symphonies - quatre sont numérotées, et une cinquième est le rassemblement de quatre mouvements consacrés à de fêtes locales (New England Holidays).

Il existe une série d’anecdotes (certaines attribuables au compositeur) voulant que Gustav Mahler lors de son séjour à New-York aurait vu le manuscrit et parlé de créér la Troisième Symphonie avec le New York Philharmonic, ou qu’il aurait ramené la partition en Europe, en prévoyant de la créer là-bas. La mort prématurée de Mahler en 1911 a mis un terme à ces projets.

Sous-titrée "The Camp Meeting" (trad. Lit. La kermesse)- une référence aux rassemblements religieux itinérants d'antan quand les gens se rassemblaient en plein air pour chanter et écouter les prédicateurs - la troisième symphonie a beaucoup d'influences, y compris les chants de guerre, les danses et la musique classique européenne. Ives était un nostalgique et jette ici un coup d'œil en tant que compositeur moderne à une enfance du dix-neuvième siècle pleine d’hymnes religieux, de cloches et de jeux d'enfants. En 1947, la symphonie a reçu le prix Pulitzer pour la musique.

Decoration Day (trad. Lit. Le jour de la décoration), le deuxième mouvement de la symphonie des fêtes mentionnée précédemment, a été achevé en 1912. La fête, précurseur du Memorial Day américain, tire son nom de la tradition voulant qu’on décore les tombes des soldats avec des fleurs. Ives a été inspiré par d'autres souvenirs d'enfance, cette fois évoquant le groupe de fanfare de son père; la fanfare marcherait du monument des soldats au centre de Danbury (Connecticut) au cimetière de Wooster, et là Ives jouerait Taps (la complainte honorant les héros morts au combat). Le groupe se retirant en jouant une marche militaire de circonstance.

Central Park in the Dark et The Unanswered Question forment un diptyque appelé "Two Contemplations". Alors que la Question est sous-titrée "Contemplation de quelque chose de sérieux", Central Park ne contemple "rien de sérieux". Les deux pièces impliquent parfois des forces divisées- ce qui est le cas pour Central Park dans cet enregistrement. Pour l'occasion, deux «apprentis» de Bernstein (bien connus aujourd’hui) sont crédités comme chefs d'orchestre.

Bonne écoute!



Charles IVES (1874-1954)
Symphony No. 3, S. 3 (K. 1A3) "The Camp Meeting"
(*) Central Park In The Dark (1906)
Decoration Day (1912)
The Unanswered Question (1907, rev. 1930-35)

New York Philharmonic

Leonard Bernstein, Maurice Peress (*) et Seiji Ozawa (*), direction

Columbia Masterworks ‎– MS 6843

Details - https://www.discogs.com/Bernstein-Co...elease/3169673

Internet Archive URL - https://archive.org/details/01SymphonyNo3


vendredi 20 avril 2018

Alexander Konstantinovich Glazounov (1865-1936)





Ce billet B + B propose notre montage # 277. Pour l'écouter, il suffit d'utiliser le lecteur Pod-O-Matic intégré au billet.




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Le B+B de cette semaine est le premier de quatre montages prévus discutant des compositeurs russes, et le premier de deux mettant en valeur les compositeurs de l'école St-Pétersbourg, la maison des « Cinq doigts », des compositeurs plus étroitement associés au mouvement nationaliste russe dans la musique. Mily BalakirevNikolaï Rimski-Korsakov, Alexandre Borodine, Modest Moussorgski et César Cui. Parmi les fidèles de «deuxième génération» bien connus, figure notre compositeur vedette cette semaine, Alexander Glazounov.

Glazounov a été significatif en ce qu'il a réussi à réconcilier le nationalisme et le cosmopolitisme dans la musique russe. Alors qu'il était le successeur direct du nationalisme de Balakirev, il se référait davantage à la grandeur épique de Borodine tout en absorbant un certain nombre d'autres influences.

Glazounov était doué d'une oreille et d'une mémoire musicale exceptionnelles; après la mort de Borodine, il a reconstruit l'Ouverture à son opéra Prince Igor de mémoire, l'ayany entendu du piano de Borodine!

L'engoulement au XIXe siècle pour la valse viennoise a fait rage en Russie comme dans le reste de l'Europe. Johann Strauss fils a passé de nombreux étés à la station à la mode de Pavlovsk, au sud de Saint-Pétersbourg, après avoir commencé une tournée en 1856- et a laissé sa progéniture dans les œuvres de concert et de théâtre de Tchaïkovski, et celle d'autres compositeurs russes. En 1894, Glazunov compose deux beaux spécimens du genre de la valse de concert, qui sont basées sur le modèle viennois. Le montage d'aujourd'hui s'ouvre sur la première de ces deux valses.


Le Concerto pour violon en la mineur de Glazounov est l'une de ses compositions les plus populaires. Écrit en 1904, le concerto qui a consacré au violoniste Leopold Auer, qui a donné la première représentation à un concert de la Société musicale russe à Saint-Pétersbourg le 15 Février 1905. Le concerto pour violon est tout à fait représentatif du style techniquement brillant de Glazounov. Il n'y a pas de pauses ou de sections numérotées dans le concerto; on l'appelle souvent composé de trois ou quatre mouvements, qui peuvent être diversement étiquetés; le second mouvement lent est inséré de manière transparente à travers le compositeur au milieu du premier mouvement, ce qui est une particularité structurelle originale et rare de cette composition.

Après une prestation du chant du ministrel, je vous offre la huitième symphonie,  composée en 1905;  l'une des plus grandes symphonies de Glazounov, une forme architecturale brillamment compilée.

Contrairemrnt à d'autres symphonies russes de la fin du siècle, la Huitième est une symphonie puissamment positive avec l'affirmation de son esthétique et l'exultation son but.

Bonne écoute!

 

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