dimanche 30 décembre 2012

Quinze que j'en pense (2011-12)


Le billet suivant est une reprise provenant du blog I Think You Will Love This Music Too, datant originalement du 1er octobre 2012, et mis à jour le 30 décembre 2012.

Le contenu de la réflexion fut modifiée pour sa reprise sur L'Idée Fixe.



Depuis le 15 octobre 2011, et sure une base semi-mensuelle, nous avons proposé des réflexions et des illustrations musicales dans les pages du forum MQCD Musique Classique. Cette pagefouirnitfournit des hyperliens à nos propos pour 2011 et 2012, incluant les réflesions de l'été des sonates et autres réflexions que je qualifie ici d'hors série.

NLDR: Les hyperliens vous amènent aux billets originaux sur le forum. Les titres surlignés sont repris sur notre site; toutefouis, je ne compte pas changer l'hyperlien proposé ici.

2011
2012
15 fev Il fallait y être (Sondage)
30 juin La fête du Canada 
Serie estivale 2012 – « L’été des sonates »
Hors série
7 avr 2012 Une vigile Pascale 

vendredi 30 novembre 2012

Ils sont disparus en 2012



Le billet suivant est une reprise d'un Quinze que j'en pense, datant originalement du 30 novembre 2012.

La diffusion originale fut faite "en tandem" avec I Think You Will Love This Music Too (Montage # 82)



Afin de conclure notre hommage aux anniversaires et disparus de 2012, je vous propose un modeste échantillon musical qui met l’accent sur les artistes de la musique «classique» qui nous ont quittés cette année. Mais, avant de commencer, voici une playlist YouTube qui propose d’autres artistes de marque qui nous ont quittés, et la première chanteuse du montage étant sans doute le nom qui marquera les disparitions pour 2012:


 

Un bon nombre des artistes que j’ai retenus cette semaine ont fait l’objet de réminescences et réflexions dans les pages du forum MQCD Musique Classique, et le premier d’entre eux (décédé en janvier) est le pianiste et compositeur Alexis Weissenberg.



Une dioscographie partielle de M. Weissenberg comme pianiste suggère un répertoire très vaste, de Bach à Bartòk. Dans ma collection personnelle je compte son intégrale des préludes de Rachmaninov (1990) et un disque Debussy (1995) duquel j’ai choisi Estampes pour mon montage.

En plus du décès de M. Weissnberg, notons la disparition de trois s
géants de la musique classique: Ruggiero Ricci,  Maurice André et Dietrich Fischer-Dieskau.



Maurice André est sans doute la figure de proue pour la trompette classique, dominant les concerts et les disques de son instrument de prédilection pendant la deuxième moitié du Xxe siècle. Une autrediscographie partielle du site Discogs souligne les contributions de M. André au répertoire baroque et classique pour son instrument – dans ma collection, en plus des grands standards, j’ai un enregistrement de musique baroque pour trompette, orgue et cuivres. La sélection de Mouret provient de ce disque.




Dietrich Fiscer Dieskau, comme André, est une figure dominante du siècle dernier, cette fois-ci pour sa tessiture (baryton), et en particulier pour les grandes mélodies allemandes: Schubert, Schumann, Brahms, etc.. Le cycle de mélodies Winterreise est, sans contredit, une pièce fétiche pour M. Fischer-Dieskau, l'endisquant pas moins de sept fois, et le pianiste Gerald Moore, qui l’a accompagné fidèlement tout le long de sa carrière, a participé à trois d’entre eux, dont celui-ci qui date de 1955, probablement donc son prenmier enregistrement commercial de ce cycle. J’ai monté les derniers quelques lieder de la collection, et je vous propose ici l’intégrale du cycle, gracieuseté YouTube (voir la playlist ci-dessous.

Deux compositeurs font le palmarès cette semaine. Le premioer est Elliott Carter et le compositeur de musique de films et de comédies musicales Marvin Hamlisch (présent ici comme pianiste, s’exécutant dans l’un des rags de Scott Joplin qu'il adapta pour le fim l’Arnaque.

Le reste du montage souligne des contributions de la pianiste Brigitte Engerer, et du violoniste Ruggerio Ricci.


DETAILS


Elliott CARTER (1908-2012)
Enchanted Preludes pour flûte et violoncelle (1988)
Guy Pelletier, flûte et James Darling, violoncelle

Modest Petrovich MUSSORGSKY (1839-1881) 
Hopak (Gopak), pour piano, transcriot par Mussorgsky de Sorochinskaya yarmarka (1872)
Nyanya i ya (Niania et moi), pour piano (1865)
Scherzo pour piano, en ut dièse mineur (1858) 
Brigitte Engerer, piano

Jean-Joseph MOURET (1682-1738) 
Sinfonie de Fanfares no. 1 pour cuivres, cordes et timbales (1729)
Maurice André, trompette
Pierre Cochereau, Orgue
(Instrument: Cavaillé-Coll, Noire Dame de Paris)
Harmonie sous Armand Birbaum

Claude DEBUSSY (1862-1918) 
Estampes, pour/for piano, L. 100
Alexis Weissenberg, piano

Franz Peter SCHUBERT (1797-1828)
Winterreise (Un voyage d’hiver), D.911 (Sélections)
Dietrich Fischer-Dieskau, baryton
Gerald Moore, piano
(Version intégrale)

Niccolò PAGANINI (1782-1840)
Concerto pour violon no.2 en si mineur, Op.7 ('La campanella')
Ruggiero Ricci, violon
London Symphony Orchestra sous Anthony Collins

Scott JOPLIN (c.1868-1917)
The Entertainer (1902)
Marvin Hamlisch, piano


mardi 20 novembre 2012

Jadis sur Internet - Des oeuvres pour piano de Maurice Ravel


Le billet suivant est une reprise provenant du blog I Think You Will Love This Music Too, datant originalement du 20 novembre 2012.

Le contenu de la réflexion fut modifiée pour sa reprise sur L'Idée Fixe.



En dénut de novembre, j’ai monté une collection de pièces de Maurice Ravel pour ma baladodiffusion hebdomadaire, et pour ce volet de notre série Jadis sur Internet je vous propose un regard sur une poignée d’œuvres pour piano du compositeur.
Souvent comparé à son compatriote et contemporain Claude Debussy, Ravel se distingue par une vision plus traditionelle, plus alignée à la tradition néo-ronmantique qu’aux expériences modernes de Debussy. Ceci étant dit, Ravel est une créaturee de sa génération, et s’est laissé emporter autant par ke jazz que par l’influence Espagnole de son origine basque.
On peut ajouter que les œuvres ci-dessous se rangent dans deux catégories : des œuvres exclusivement pour le piano (le meilleur exemple étant Gaspard de la nuit) et des œuvres adaptées de ou transcrites pour l’orchestre (Pavane pour une infante défunte et la Rapsodie Espagnole), qui nous rappelle que Ravel est passé maître de l’orchestration, que ce soit les siennes ou celles d’autres (on n’a qu’à penser à Moussorgski).
PLAYLIST
Maurice RAVEL (1875-1937)
Pavane pour une infante défunte, pour piano, MR 19
Alla Nosova, piano
Jeux d'eau, pour piano, MR 30
Francine Kay, piano
Sonatine pour piano, MR 40
Bronika Kushkuley, piano
Rapsodie espagnole, MR 54
(Première version, pour deux pianos, 1907)
Corrado Greco & Luca Schieppati, pianistes duettistes
La valse, MR 72
(Transcription pour piano, Ravel, 1920)
Andrew Schwartz, piano
Téléchargés de MP3.COM, 21 dec 2001
Gaspard de la nuit, pour piano, MR 55
Suzanne Bradbury, piano
Téléchargé de MP3.COM, 21 nov 2001

vendredi 12 octobre 2012

Claude Debussy (1862 - 1918)



Le billet suivant est une reprise provenant du blog I Think You Will Love This Music Too, datant originalement du 12 octobre 2012.

Le contenu de la réflexion fut modifiée pour sa reprise sur L'Idée Fixe.
Debussy est né d'une famille qui fût tantôt des travailleurs agricoles, tantôt des artisans et des marchands à St. Germain-en-Laye, dans la banlieue de Paris, le 22 août 1862 et baptisé sous le nom de Achille-Claude Debussy. À l'âge de 3 ans, la boutique de porcelaines de son père, Manuel Debussy, fit faillite et la famille déménagea à Paris. Deux des quatre enfants allèrent vivre chez une tante financièrement plus à l'aise, Mme. Roustan; quant à Claude, il n'existe pas d'archives relatant une fréquentation scolaire formelle. Le père, Manuel voulait que son fils devienne un marin. À la place, Claude devint fasciné par la musique. Après avoir reçu quelques rudimentaires leçons de piano, Mme. Roustan a payé pour des études plus sérieuses avec une Mme. Mauté de Fleurville, qui avait étudié avec Chopin. (Elle était la belle-mère du poète Verlaine qui deviendra une source d'inspiration majeure lors de la maturité du compositeur.) Claude fit des progrès remarquables et, à l'âge de 11 ans, il était accepté par la vénérable et rigoureuse institution pleine de traditions qu'est la Conservatoire de Paris.


Afin de marquer le 150e anniversaire de naissance de Claude Debvussy, je vous propose les réflexions suivantes:

Blog et baladodiffusion du vendredi:
Mardi en Musique:
Quinze que j’en pense




Autres

Pelléas et Mélisande de Claude Debussy http://itywltmt.blogspot.ca/2012/10/pelleas-et-melisande-de-claude-debussy.html

Vous trouverez sur noitre chaîne YouTube





mardi 4 septembre 2012

L'Haffner est dans le sac


Le billet suivant est une reprise du  Mardi en Musique, datant originalement du 4 septembre 2012.

Le contenu de la réflexion fut modifiée pour sa reprise sur L'Idée Fixe.

In English: http://www.talkclassical.com/blogs/itywltmt/1023-its-haffner-time.html

Entre Mardi en Musique et nos montages du vendredi (en plus de mes autres plateformes), l'essentiel de mes sélections musicales pour le mois de septembre 2012 étaient autour de notre cher Amadeus, dans une série que j'appelle Mozart et encore plus. Ce billet vous propose une paire d'oeuvres de Mozart qui ont en commun une famille (peut-on le dire) Salz-bourgeoise: les Haffner.




La Salzach divise le centre ville de Salzbourg en deux parties. À l'est, la rue commerçante Linzergasse conduit à la colline des Capucins (Kapuzinerberg), à l'église Saint-Sébastien et à son cimetière où sont enterrés la famille de Mozart, C'est le long de cette rivière qu'on  retrouve le Sigmund Haffner Gasse nommée  après Sigmund Haffner l'ainé, le maire de Salzbourg entre 1768 et 1772.

Marié deux fois, Haffner mariera iune de ses filles (issue de son premier mariage)  Marie Therese au marchand Franz Xaver Andreas Athanasius Weiser, fils ainé de son of Ignatz Anton Weiser (auteur du livret de Die Schuldigkeit des ersten Gebotes, K. 35 et successeur de Haffner à la mairie de Salzbourg) et son fils de sa deuxième épousaille, Sigmund le jeune marchand, noble,m phianthrope et mécène et ami de Mozart.

La Sérénade Haffner

La sérénade K. 250 , composée en 1776 fut une commande du jeune Sigfried Haffner afin de souligner le mariage de sa soeur "Liserl" Marie Elizabeth et de Franz Xaver Anton Späth.

Ce qui est particulièrement notoire ici est un trésor caché:È les deuxième, troisièeme et quatrième des huit mouvements de la sérénade forment pour ainsi dire un concertno pour violon.


La symphonie Haffner

Je me réserve pour un billet de la série Quinze que j'en pense une réflexion plus approfondie sur les symphonies de Mozart. Suffit-il de souligner ici que les six derniè;res symphonies d'Amadeus (si l'on oublie, comm plusieurs, sa 37e qui est attribuée conjointement à Mozart et Michael Hatdn) forment un legs sérieux, un pr.curseur des grandes sympohonies des premi;res hjeures du romantisme de la part de Beethoven et Schubert. La symphonie Haffner fait partie de ce legs.


Le 9 juillet 1782, l'Empereur Joseph II confèra au jeune Haffner des lettres de noblesse, dont le titre "Edler von Innbachhausen". La symphionie fur commandée afin de souligner cet évènement.

Bonne écoute!


DETAILS


Wolfgang Amadeus MOZART (1756-1791)

Sérénade no. 7, en ré majeur, "Haffner" pour orchestre, K. 250
Artistes non-identifiés



Symphonie no. 35, en ré majeur, "Haffner" pour orchestre, K. 385
Mito Chanber Orchestra sous Seiji Ozawa

mardi 31 juillet 2012

L’Été des Sonates – Les sonates sur disque



Le billet suivant est une reprise d'un Quinze que j'en pense, datant originalement du 31 juillet 2012. 

Notre volet de l’été des sonates pour cette semaine quitte la forme concert des quatre dernières semaines et fait plutôt une série de recommandations de disques qui (bien sûr) proposent des sonates. Il s’agît ici d’acquisitions faites en 2012.


Soler: Keyboard Sonatas Nos. 1-15
[eMusic]

Le prêtre Catalan Antonio Soler composa plus de 200 sonates pour clavier - de quoi rappeler Domenico Scarlatti. Il y a évidemment un rapprochement: Soler aurait étudié avec lui et et ses sonates suivent la formule du maître italien - courtes, en un ou deux mouvements, Il y a toutefois une différence: le langage de Soler est plutôt moderne (pour l'époque), évoquant un mode quasi classique ou néo-romantique. Le piano moderne est bien adapté pour ces oeuvres, et notre pianiste, Martina Filjak, propose une prestation de toute beauté. Une autre réussite NAXOS. 

Widor, C.-M.: Violin Sonatas Nos. 1 and 2 / Suite Florentine / Cavatine / Romance
[eMusic]

Charles-Marie Widor et son émule Louis Vierne sont l’objet de plusieurs programmes musicaux en 2012, année qui marque le 75e anniversaire de leur décès. Je vous propose ici une sélection de musique de chambre du compositeur surtout reconnu pour sa musique pour orgue. Widor a formé beaucoup des compositeiurs de l'ère impressioniste en France, et clairement ce style est omniprésent parmi ces oeuvres pour violon et piano. Elles sont sobres, mais néanmoins présentent leur part d'innovation et de risque. Un jeu convaincu de la part de Mme. Packer.



CHOPIN: Piano Sonatas Nos 1-3
[eMusic]

La pianiste turque Idil Biret compléta une intégrale Chopin pour NAXOS il y a une quinzaine d'années, et cet album est un de ceux qui forment cette intégrale. Nous sommes familiers avec les deuxième et troisième sonates de Chopin, mais sommes moins familiers avec sa sonate no. 1, une oeuvre estudiantine qui offre une lucarne tournée vers ce qu'un Chopin mature nous offrira. Et Mme Biret offre une performance colorée et balancée, qui propose des moments stimulants, plus que comparables aux grands pianistes du pâssé (avec certains desquels elle a étudié). 



L'héritage Beethoven
[Amazon.ca]

Ce disque consacré excliusivement à des oeuvres pour cor et piano explore Beethoiven et ses contemporains. Sa sonate en fa majeur, souvent interprétée au violoncelle, prend une toute autre ampleur lorsqu’exécutée comme Beethoven l’avait imaginée, avec un cor – même le cor moderne de Louis-Philippe Marsolais accompagné par David Jalbert en grande foirme. Les autres pièces sont choisies non pas pour contraster cette sonate mais plutôt pour la renforcer à mon avis. La musique fait preuve d’un grand lyricisme, et le tout se passe allègrement. Un achat recommandé pour les amateurs de cor!


Gilels - Scarlatti, Beethoven, Scriabin, Prokofiev, Debussy 
[eMusic]

Emil Gilels et son compatriote Sviatoslav Richter ont la distinction d’avoir eu une présence significative en occident pendant les années du Rideau de Fer. Gilels et Richter étaient de grands pianistes (nul besoin d’ajouter soviétiques coimme qualificatif, car ils sont des artistes parfaitement comparables à leur contemporains occidentaux), et en tous aspects ex aequo dans mon esprit. Ce disque de la série BBC Legends, nous présente Gilels au sommet de son art, et que dire du programme… Son Debussy est divin, son Beethoven n'a rien à envier à Serkin ou Schnabel. Et que dire des pièces russes de Prokofiev et Scriabine. Quel talent! 

samedi 30 juin 2012

La fête du Canada


Le billet suivant est une reprise d'un Quinze que jèen pense, datant originalement du 30 juin 2012.

(NDLR: L'intervention originale était assortie d'un sondage)

Le contenu de la réflexion fut modifiée pour sa reprise sur L'Idée Fixe.





La fête du Canada (aussi appelée fête de la Confédération canadiennejour de la Confédérationfête nationale du Canada, ou jour du Dominion) est la fête nationale du Canada. Elle est célébrée le 1er juillet en commémoration de création de la Confédération canadienne par l'Acte de l'Amérique du Nord britannique, qui prit effet le 1er juillet 1867.

En 1958, le gouvernement fédéral instaura la tradition de tenir des célébrations officielles à Ottawa, en y associant des éléments à caractère officiel et festif, afin de souligner la date de fondation du pays. La nature des célébrations tenues dans la région de la Capitale nationale s’est transformée au fil des ans afin de refléter de nouvelles conceptions en matière d’identité nationale au Canada. Regroupant des artistes de la scène de partout au pays, ces célébrations, dans l’ensemble, présentent une évolution des concepts liés au patrimoine linguistique et culturel du Canada. (Visitez http://www.capitaleducanada.gc.ca/ce...fete-du-canada).

Afin de marquer l’occasion, j’ai préparé un montage comprenant du contenu canadien: compositeurs, interprètes, …. Je vais me contenter de souligner certaines plages qui méritent une explication supplémentaire.

Calixa Lavallée, compositeur Canadien-Français qui résidait aux Etats-Unis (et fut même un membre del’armée Nordiste durant la Guerre Civile Américaine!) est responsable pour la musique de l’hymne national du Canada. Ironiquement, c’est pour la St-Jean-Baptiste et non pas pour fêter le Dominion qu'en 1880, le Lieutenant-Gouverneur du Québec Théodore Robitaille, plaça la commande pour Ô Canada, mettant en musique le poème patriotique de Basile Routhier. (Ironie, car la St-Jean est aujourd’hui reconnue comme la Fête Nationale du Québec, et donc une point de ralliement pour les forces Souverainistes). Ô Canada deviiendra officiellement l’hymne national du Canada en 1980 (quoiqu’officieusement depuis 1939), supplantant God Save the Queen. (Visitez: http://www.ameriquefrancaise.org/fr/...du_Canada.html)

Le pianiste Canadien Glenn Gould endisqua en studio les Variations Goldberg en 1955 et 1981 (lire 
http://ideefixe-musique.blogspot.com/2014/01/les-variations-gould-berg.html), mais deux prestations en récital sont également disponibles commercialement: une prestation radiophonique en 1954 et en public à Salzboug en aoüt 1959. Cette dernière version est considérée par la plupart des mélomanes comme étant sa plus réussie. De cette prestation, j’ai choisi une sélection d’une demi-douzaine de variations.

Au début des années 1990, la Société Radio-Canada mit en marché un disque compact « Patrimoine Musical du Canada-Français », un disque qui met en relief des compositions datant des premiers jours de la confédération canadienne jusqu’aux années 50. Deux plages de ce disque sont de notre montage, dont L’Escaouette, une oeivre pour chœur et orchestre qui assemble une série de chansons du folklore Acadien.

Parmi les musiciens qui font souvent l’objet de discussions sur MQCD-Musique Classique, notons le violoniste Manitobain James Ehnes. M. Ehnes est de la partie, accompagné par l’Orchestre Symphonique de Vancouver dans un mouvement du concerto du compositeur Autrichien et Américain d’adoption, Erich Wolfgang Korngold. La prestation intégrale (et d’autres plages intéressantes) font partie de cette playlist Youtube :

http://www.youtube.com/playlist?list=PL358DA6333BAD1180

Le Canada a formé également sa bonne part de musiciens de Jazz – Maynard Ferguson, Oliver Jones, Diana Krall et deux des artistes retenus aujourd’hui, le Torontois Moe Koffman et le Mointréalais Oscar Peterson.

Après des prestations de compositions canadiennes par l’Orchestre de Radio-Canada à Vancouver et par les Musici de Montréal, des œuvres de circonstances du compositeur Canadien d’adoption Healey Willan et d’Igor Stravinski complètent nos sélections. Pour ses 80 ans, M. Stravinski embarqua dans un projet d’envergure pour la maison Columbia – diriger l’intégrale de son œuvre sur disque. Un des orchestres qui participa à ce projet fut celui de la Société Radio-Canada à Toronto. Toutefois, ses Feux d’artifice furent enregistrés avec un orchestre de pigistes d’Hollywood (baptisé Columbia Symphony Orchestra pour l’occasion). Afin d’assurer notre contenu canadien, j’ai pigé parmi les nombreux enregistrements de l’Orchestre Symphonique de Montréal sous Charles Dutoit.

Bonne écoute…

DETAILS


Calixa LAVALLÉE (1842 –1891)
Ô Canada (1880)
United States Navy Band

Antoine DESSANE (1826-1873)
Ouverture en ré majeur (1863)
Orchestre Métropolitain du Grand Montréal sous Gilles Auger

Johann Sebastian BACH (1685-1750)
Variations “Goldberg, BWV 988 (extraits)
Glenn Gould, piano

Morris (Moe) KOFFMAN (1928-2001)
Swinging Shepherd Blues (ou “Blues a la Canadiana”) (1957)
Moe Koffman, flute et ses musiciens

Erich Wolfgang KORNGOLD (1897 –1957)
Troisième mouvement (Allegro assai vivace) extrait du Concerto pour violon en ré majeur, op. 35
James Ehnes, violon
Vancouver Symphony Orchestra sous Bramwell Tovey

Jean COULTHARD (1908-2000)
The Bird of Dawning Singeth All Night Long (1960)
Campbell Throwsdale, violon
CBC Vancouver Orchestra sous Mario Bernardi

J. Bruce MATHER (* 1939)
Musique pour Rouen (1971)
I Musici de Montréal sous Yuli Turovsky

Oscar Emmanuel PETERSON (1925 - 2007)
“Hogtown Blues” et “Place Saint-Henri”, extraits de Canadiana Suite (1964), adaptés pour piano seul
Oscar Peterson, piano

Roger MATTON (1929 - 2004)
L'escaouette: suite pour orchestre et chœurs sur des airs acadiens (1957)
Adrienne Savoie, soprano, Catherine Sevigny, mezzo-soprano
Jean François Morin, ténor, Charles Prévost, baryton
Ensemble vocal Katimavik et le Chœur Vaudreuil-Soulanges
Orchestre Métropolitain du Grand Montréal sous Louis Lavigueur

Healey WILLAN (1880 – 1968)
Centennial March, B84
Edmonton Symphony Orchestra sous Uri Mayer

Igor STRAVINSKI (1882-1971)
Feu d'artifice, op. 4
Orchestre Symphonique de Montréal sous Charles Dutoit

vendredi 25 mai 2012

Brautigam & Beethoven


Le billet suivant est une reprise provenant du blog I Think You Will Love This Music Too, datant originalement du 25 mai 2012.

Le montage (# 56) est disponible pour écoute et téléchargement depuis la chaîne Community Audio du site Internet Archive à l'adresse suivante: 
http://archive.org/details/BrautigamBeethoven



Le contenu de la réflexion fut modifiée pour sa reprise sur L'Idée Fixe.

pcast056 Playlist

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Après plus d'un an, nous complétons essentiellement aujourd'hui notre projet Beethoiven avec cette paire de concerti pour piano - je compte publier un billet supplémentaire dans qielques semaines avec les romnces pour violon afin de clore le projet officiellement... Mais, avant de commencer, un errata::

Lors d'un Mardi en musique du mois d'avril, j'ai affirmé que le cycle des concerti du pianiste Néerlandais Ronald Brautigam utilise un pianoforte - j'ai fait erreur: il utilise un piano moderne. La confusion vient du fait que son cycle des sonates de Beethoven fut exécuté au pianoforte, et que l'approche concertante (avec orchestre réduit) suit la mode dite authentique ou historique. Je vous présente mes excuses...

M. Brautigam, presque 60 ans, est un artiste un peu négligé. Toutefois, ses enregistrements pour la label BIS sont noimbreux et variés (allant de Haydn à Hindemith) exhibent un jeu intelligent et distingué. Son approche aérée des concerti de Beethoiven (accompagné par Andrew Parrott et l'orchestre Suédois de Norrköping) mériyte d'être évaluée par les mélomanes qui se respectent - à cause (ou en dépit) de la saveur HIP des interprétations.

En plus des cinq concerti, M. Brautigam inclut son adaptation du concerto WoO 4 (oeivre estudiantine appelée parfois le numéro zéro), l'adaptation de Beethiven de son concerto pour violon pour son usage personnel au piano et la fantaisie chorale.
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Au programme aujourd'hui, en plus de Colin Davis durigeant l'ouverture (la quatrième) de l'opéra Fidelio, noys entendrons le tandem Brautigam/Parrott dans le deuxième concerto (avec, en prime, le rondo WoO 6 qui fut son finale original) et le concerto op. 61a.

Dans ces pages il y a quelques semaines, je voius ai offert une sélection de l'adaptation pour piano du concerto pour violon de Brahms. L'op. 61a de Beethoven a ceci de différent: parce qu'adapté par le compositeur, une certaine légitimité supplémentaire lui est conférée. Beethoven propose ses propres cadences - qu'on peut entendre jouées au violon par Wolfgang Schneiderhan sur son enregistrement avec Jochum sur DG:


Reste toutefois qu'il est étrange d'entendre une oeuvre si célèbre exécutée sur un instrument autre que le violon...

Bonne écoute!


mardi 8 mai 2012

Symphonies en ut majeur


Le billet suivant est la reprise du blog Mardi en Musique, datant originalement du 8 mai 2012.

Le contenu de la réflexion fut modifiée pour sa reprise sur L'Idée Fixe.

Aujourd'hui, je vous propose quatre pièces qui ont ceci en commun: leur tonalité est la gamme la plus simple, soit ut (ou do) majeur. Les sélections n'ont rien de particulier autre que la tonalité et le choix conscient d'une longueur acceptable.

Ceci donc a facilité mon choix pour Schubert: la "grande" symphonie en ut majeur qui dure presque une heure est mise de côté en faveur de sa "petite soeur" (la sixième). Ceci étant dit, il n'y a rien de "simple" dans cette symphonie qui masque ses difficultés derrière son charmne évident. La prestation d'aujourd'hui est signée Roberto Abbado et l'orchestre de Chambre St-Paul.

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Pour mon deuxième choix, je vous offre un de mes chargements personnels de la première symphonie de Beethoven, interprétée par mon orchestre local, celui du Centre National des Arts d"Ottawa sous Pinchas Zukerman.




Igor Stravinski nous offrira trois symphonies, et l'une d'enre elles sera en ut majeur (mieux connue sous son titre anglais "Symphony in C"). Pour son 80e anniversaire de naissance, Stravinski s'engagera dans un grand projet d'enregistrement de toutes ses oeuvres majeures pour la maison Columbia. Plusieurs de ces prestations furent enregistrées à Toronto avec l'orchestre de Radio-Canada à Toronto (ou, plus simplement, CBC Symphony Symphony Orchestra). Voici d'ailleurs Stravinski croqué sur le vif en répétition pour cet enregistrement de la symphonie au Massey Hall de Toronto en 1962:



 

Et la prestation intégrale:




Ma dernière sélection est la symphonie estudiantine de Georges Bizet, dans une interprétation de Georges Pretre et la Philharmonique de Vienne: 



Hyperlien à une playlist YouTube qui contient toutes les symphonies à un seul endroit: http://www.youtube.com/playlist?list=PLE1E54D02DC10D05A

Bonne écoute!

vendredi 30 mars 2012

Beethoven Serein



Le billet suivant est une reprise d'un Quinze que j'en pense, datant originalement du 30 mars 2012.

Le contenu de la réflexion fut modifiée pour sa reprise sur L'Idée Fixe.




Le Projet Beethoven

En 2011-12, j’ai entrepris un projet de baladodiffusions mensuelles (ou à peu près) qui explorent l’intégrale des concerti et des symphonies de Beethoven. Ma baladodiffusion de cette semaine fait partie de ce projet – tout comme mon dernier QQJP – et nous ferons l’écoute du quatrième concerto pour piano et de la symphonie pastorale.

Le thème de cette semaine, qui accompagne une courte thématique de baladodiffusions sur le printemps et le renouveau, propose la sérénité qui accompagne un séjour à la campagne. Vous avez sans doute une anecdote préférée qui concerne notre cher Ludwig, mais celles qui me sont familières suggèrent un Beethoven belliqueux, même volatile, qui n’avait aucun problème quant au congédiement d’une femme de ménage. On dit que Beethoven était (comme plusieurs d’entre nous) une caféphile – probablement un caféiomane – qui exigeait une tasse de son breuvage de prédilection résultant de l’infusion de … 60 grains de café 


Tout ça pour dire que Beethoven et sérénité ne vont pas nécessairement main dans la main… Toutefois, les trois pièces réunies ici aujourd’hui représentent un trio qui illustre un sens du paisible, voire même ouvert à la réflexion et au délices de la contemplation.

La sonate pour piano no. 15, dite «pastorale» a sans doute un surnom qui fut apposé par les éditeurs et non pas par le compositeur. Si l’allegro initial et le rondo final sont des mouvements relativement légers et atmosphériques, les sections qui se retrouvent en sandwich entre les deux sont fougueux et loin d’êtres aussi légers.

Nous avons discuté du concerto et de la symphonie d’aujourd’hui dans le contexte de leur première dans un billet qui présentait des clipsYouTube recréant l’avant-entracte de la célébrissime académie de concert du 22 décembre 1808. Le concerto a ceci d’unique et de particulier: l’introduction du mouvement initial innove avec l’entrée en matière du piano seul, accompagné par l’orchestre qu’une fois que le premier thème est exposé. Cette approche, ainsi que l’élégant Andante du mouvement lent, confèrent un sens introspectif et serein. Le brillant rondo de la finale du concerto est magnifique, et parvient à mon avis à maintenir l’aspect contemplatif du concerto – c’est un mouvement virtuose mais pas un mouvement qui martèle le piano comme, disons, le finale de l’Empereur.

Quant à la symphonie, son programme campagnard fait l’objet de tant d’articles et d’analyses… Je n’ai ici rien de neuf à ajouter. Nous reviendrons à l’aspect particulier de la performance que j’ai choisi un peu plus loin.

Les performances

Dans les trois cas, j’ai choisi des performances de ma collection personnelle, qui proviennent d’écrins d’intégrales des sonates, concerti et symphonies de Beethoven. Chacune de ces collections méritent que je m’y attarde un peu.

Tout d’abord, à propos d’intégrales en général, et d’intégrales Beethoven en particulier. Dans le cas de ce compositeur plus que d’autres je dirais, il y a une tension qui existe entre créer une performance d‘une œuvre individuelle versus la création de l’ensemble des œuvres dans le cadre d’un esprit de synthèse globale. Le cas des sonates pour piano de Beethoven est, je crois, plus propice à cette tension que le cas des concerti, par exemple.

J’ai entendu un bon nombre d’intégrales, par des pianistes d’avant ou contemporains à la Deuxième Guerre Mondiale (Schnabel, Kempe et Badura-Skoda me viennent à l’esprit) et de pianistes de générations subséquentes (Silverman, Kuerti et l’écrin d’aujourd’hui d’Ashkenazy), et je trouve que la grande majorité de ces pianistes abordent leurs intégrales comme un ensemble. Il est donc un peu malhonnête d’isoler une sonate et de l’offrir sans entendre les autres.

Certaines sonates (La Hammerklavier, ou la sonate du clair de lune, par exemple) sont des pièces qui peuvent être jugées isolément à cause de l’aspect technique ou la virtuosité requise pour les rendre pleinement, mais la Pastorale entre dans le groupe de ces sonates qui sont le maillon d’une grande chaîne.

Ashkenazy a commis sur disque deux groupes (sinon, deux intégrales) d’enregistrements de ces sonates: un premier est «analogique» et un deuxième – d’un Ashkenazy plus mature, plus économe, est «numérique». Il y a une dizaine d’années, la maison DECCA a réédité l’intégrale analogique (avec une ou deux sonates du cycle numérique et l’Andante Favori WoO 57) dans un écrin prix-budget. 


La pastorale d’aujourd’hui vient de cette collection. Compte tenu de la longueur de la baladodiffusion d’aujourd’hui, je n’ai monté que le premier mouvement de la sonate – je vous propose en complément d’écouter la sonate complète sur la bibli musicale: http://www.mqcd-musique-classique.co...ead.php?t=4163

Je compte deux écrins d’intégrales des concerti pour piano de Beethoven: Perahia/Concertgebouw/ Haitink de la fin des années 1980, et celle choisie aujourd’huii, Lupu/Israel/Mehta, des premiers jours du numérique, donc datant de la fin des années 1970. 


Radu Lupu est un grand pianiste, et sa conception des concerti de Beethoven rejoint celle des grands pianistes Soviétiques (Gilels et Richter), amalgame de musicalité, virtuosité et technique, trahissant la formation du pianiste Roumain au conservatoire de Moscou sous Heinrich Neuhaus. M. Mehta et son orchestre sont des partenaires adéquats, même un peu subjugués dans cette intégrale, mais Lupu vole la vedette, comme il se doit.

Parlant de collections, mon projet Beethoven a fait un effort d’échantillonner mes quatre intégrales des symphonies de Beethoven, et mon acquisition la plus récente dans ce domaine est l’intégrale Haitink/London Symphony pour le label-maison de l’orchestre, LSO Live. 


Je dois passer aux aveux – ma Pastorale préférée fut endisquée par Michael Tilson-Thomas et l’English Chamber Orchestra (en analogique, fin des années 1970) faisant partie d’un effort du chef américain (alors un jeune loup du podium) qui explora les symphonies de Beethoven dans un contexte «réduit». Comme la plupart des mélomanes d’un certain âge en attesteront, de tels efforts avant la «vague authentique» des années 1980-90 étaient risqués, alors que les chefs établis dans ce répertoire (Karajan, Bernstein entre autres!) voyaient Beethoven joué dans des proportions romantiques, suivant la tradition établie par Mahler un siècle plus tôt (d’ailleurs, Mahler aurait révisé les orchestrations de Beethoven afin d’accommoder des effectifs plus musclés, disons). L’écoute de la Pastorale de Tilson-Thomas m’a révélé des accents jusqu’alors étouffés par la masse orchestrale. Les interprétations de période (Norrington, entre autres) furent décevantes pour moi, car elles me semblaient forcer la note avec l’usage d’instruments d’époque et l’ajustement des fréquences relatives des notes qui s’y rattachent.

Ce que M. Haitink tente, et réussit, c’est d’utiliser une édition musicologique (celle de Jonathan Del Mar) et de l’éxécuter avec un orchestre aux proportions modestes jouant des instruments modernes. On retrouve donc l’intimité et la clarté requise, sans les artifices des instruments d’époque. M. Haitink approche donc l’ensemble des symphonies de cette manière, et sa Pastorale se veut la plus réussie du lot.

Le Montage

Ludwig van BEETHOVEN (1770-1827)

Extrait de la Sonate no. 15, en ré majeur, pour piano "Pastorale", op. 28
Premier mouvement (Allegro)
Vladimir Ashkenazy, piano

Concerto no. 4, en sol majeur, pour piano et orchestre, op. 58
Radu Lupu, piano
Israel Philharmonic Orchestra sous Zubin Mehta

Symphonie no. 6, en fa majeur, pour orchestre "Pastorale"
(Ed. Jonathan Del Mar, Bärenreiter-Verlag, 1997)
London Symphony Orchestra sous Bernard Haitink
 

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