vendredi 28 février 2014

Programmation - mars 2014

Thématique du mois

Le 5 mars est le mercredi des cendres cette année, donc nous lançons notre programmation orgue et oeuvres sacrées pour la période du Carême.


Blog et Baladodiffusion du vendredi


Dimanche "en pantoufles"

Opéra du Mois

Notre opéra du mois de février est Der Rosenkavalier de Richard Strauss.

Afin de rehausser votre expérience sur l'Idée Fixe

Ne manquez pas d'écouter la playlist du mois sur MQCD Musique Classique, un ensemble de travsferts vinyl. Lisez-la ici et visitez la page principale du forum pour l'écouter!

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Ferenc Fricsay (1914-1963)




Le  montage # 145 est disponible pour écoute et téléchargement depuis la chaîne Community Audio du site Internet Archive à l'adresse suivante: https://archive.org/details/pcast145



pcast145-Playlist.pdf

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De temps à autre, nous nous ramenons à la discussion de ce que j’appelle l’époque des Grands Chefs du XXe siècle, et spécifiquement ceux qui sont nés autour de la Première Guerre Mondiale, et qui ont pris leur essor vers la fin des années 1940 ou au début des années 1950.  Ces chefs ont marqué l’époque nasciente du stéréo ainsi que les premiers balbutiements du nuimérique.
La liste de ces artistes est éloquente: Bernstein, Karajan, Giulini, Kubelik, et meme certains “jeunots” nés vers 1920 tel Boulez. Toute génération a ses étoiles et – malheureusement – ses étoiles filantes, qui éclairent le firmament pour une période éphémère. Dans ces pages, nous avons parlé de Guido Cantelli et c’est dans ce contexte qu’on devrait considérer le chef Hongrois Ferenc Fricsay.
Fricsay est né à Budapest en 1914 et a étudié la musique sous Béla Bartók, Zoltán Kodály, Ernst von Dohnányi, et Leo Weiner. A l'Académie de musique locale, il a étudié le piano, violon, clarinette, trombone, percussion, composition et la direction d’orchestre. Fricsay fait sa première apparition en tant que chef d'orchestre à 15 ans, remplaçant à son père à la tribune de l’Orchestre des Jeunes de Budapest. En 1930, à l'âge de 16 ans, il succède à son père comme chef de l'Orchestre.
Contrairement à Cantelll, cependant, Fricsay nous a laissé un grand nombre d'enregistrements, en grande partie grâce à son travail juste après la Seconde Guerre mondiale, et c'est là que commence notre billet - pas à Budapest où Fricsay est né, formé et terré durant la guerre - mais plutôt à Berlin.
Berlin de l'après-guerre est dans un état fragmenté - géopolitiquement et culturellement. Les armées victorieuses se sont partagé Berlin comme le butin de la guerre, le divisant en «secteurs» distincts. L’occupation soviétique prit racine tout de suite après leur victoire dans la bataille Berlinoise qui conclut la guerre avec les Nazis, occupant toute la ville. Ils ont cédé les secteurs américains, britanniques et français (plus tard connu sous le nom de Berlin-Ouest) pour les forces américaines et britanniques en Juillet 1945, les Français occupèrent leur secteur un peu plus tard. Berlin est resté divisé jusqu'à la réunification en 1990.




Rundfunk im amerikanischen Sektor (En français: Diffusion dans le secteur américain ) ou tout simplement RIAS était une station de radio et de télévision fondée en 1946 dans le secteur américain de Berlin pendant la guerre froide . La station prend plus d’importance au cours du fameux blocus de  1948, transmettant le message de la détermination alliée de résister à l'intimidation soviétique .
Après le blocus de Berlin , RIAS se transforme en service d’information (certains diront de propagande occidentale) pour les audituers de l’Ouest et de l’Est diffusant des nouvelles, des commentaires et des programmes culturels qui n'étaient pas disponibles dans les médias contrôlés de la République démocratique allemande . RIAS maintiendra une composante de journalisme d’enquête au cours de la guerre froide , interrogeant les voyageurs en provenance d'Allemagne de l'Est et faisant l’inventaoire des émissions communistes est-allemandes , et diffusent des programmes pour des groupes spécifiques en Allemagne de l'Est , comme les jeunes, les femmes, les agriculteurs, même les garde-frontières . RIAS avait un large public en Allemagne de l'Est et était le service le plus populaire de radio étrangère . Les résidents de la RDA étaient découragés de l’écouter par les autorités locales. Comme ce fut le cas partout ailleurs , l' auditoire a commencé à diminuer que lorsque la télévision ouest- allemande est devenue largement disponible pour les téléspectateurs en Allemagne de l'Est .
Un orchestre, connu sous le RIAS- Symphonie- Orchester a également été établi par les forces américaines, et existe encore (pour un temps comme le Rundfunk Symphonie- Orchester Berlin , et maintenant le Deutsches Symphonie- Orchester Berlin ) , ainsi que d'une chorale de chambre professionnelle, le RIAS Kammerchor - ( fondé à l'origine comme le Rundfunkchor des RIAS ) .
Ferenc Fricsay - qui a dirigé l'Opéra et la Philharmonique de Budapest après la Seconde Guerre mondiale pour un court laps de temps - fut le chef fondateur de l'orchestre , qui resta sa préoccupation professionnelle primaire (1948-1954 ; 1959-1963) , jusqu'à ce qu'il succombe à un cancer de l'estomac en février 1963, à l' âge de 48 ans .
Fricsay était connu pour ses interprétations de la musique de Mozart et de Beethoven , ainsi que celle de ses enseignants Béla Bartók et Zoltán Kodály . Il dirigeait mains-nues , selon le New Grove , mais «  il confondait les critiques négatives de cette technique par l'extrême clarté et la précision de ses performances », à laquelle il attribue aussi « un esprit dynamique (et) vivacité de caractère classiques » Depuis les années 1950 jusqu'à sa mort , il a enregistré pour le label Deutsche Grammophon .
Les titres aujourd'hui incluent un exemple ( mono ) - une performance très nette de la Symphonie no. 95 de Haydn. La majorité du montage est consacrée à un concert en direct spécialement organisé pour RIAS en date du 29 Septembre 1959. Cette prestation de la  Grande Messe K. 427 de Mozart servira de  répétition générale publique  pour sa gravure commerciale ayant lieu le lendemain .
Dans une lettre à son père Leopold , daté du 4 Janvier 1783, Mozart a parlé d'un vœu qu'il avait fait d'écrire une messe quand il amènerait sa fiancée (maintenant son épouse) Constanze à Salzbourg ; Constanze y chantera le « Et incarnatus est » à la première . Le magnifique opus , composé de 1782 à 1783 pour une combinaison inhabituelle de  deux sopranos , ténor , et basse - est une masse «inachevé» , manquant tout le Credo sauf pour l'aria " Et incarnatus est " ( l'orchestration du Credo est également incomplète ) et l'ensemble des Agnus Dei . Le Sanctus est partiellement perdu et nécessite une reconstruction éditoriale . Il y a un bon nombre de spéculations concernant la raison pour laquelle le travail a été laissé inachevé . Compte tenu de la nécessité absolue d'un texte complet pour l'usage liturgique , il est probable que Mozart pigera parmi les mouvements de ses messes antérieures pour la première.
Fricsay mène une performance inspirée et animée de la messe , la laissant «inachevé» ( comme le compositeur l'avait laissée ) sans spéculer sur la façon dont Mozart aurait comblé le travail fragmentaire dans un cadre liturgique complet . La seule licence créative ici est le remplacement de l'une des voix de soprano avec celle de la contralto autrichienne à Hertha Topper .

Bonne écoute!

mardi 25 février 2014

La Chronique du Disque (février 2014)

Le billet suivant est ma Chronique du Disque du 25 février 2014


NDLR: Si vous cherchez plus de détails à propos de mon barème d’évaluation pour la Qualité Sonore et l’Impression Globaleveuillez lire quelques unes de mes chroniques précédentes 


Mes suggestions pour février


Schumann: Symphony No. 3 & Faust Overture

Pour Noël on m’a fait cadeau d’une carte d’achats iTunes, et mes deux premières suggestions sont le résultat d’une séance d’achats en ligne depuis le dépositaire Apple. Coïncidence, les deux titres sont le résultat de la collaboration entre le producteur Walter Legge et le chef Otto Klemperer, une collaboration où Klemperer prend la relève de Karajabn sur disque avec l’orchestre-maison d’EMI, le Philharmonia. Dans ce premier titre, Klemperer nous donne la Rhénane de Schumann avec, en complément, l’ouverture extraite des « Scènes de Faust ». L’intégrale Schiumann de Klemperer est une référemce pour l’ère stéréo-analogique, et cette Rhénane est ma préférée du lot (je l’ai en vinyle dans ma collection). Le transfert numérique est irréprochable. QS = A, IG = A.


Beethoven: 4 Ouvertures de Fidelio (Mono Version)

Pour mon second achat, un titre de la collection (ou est-ce un label?) de la Bibliothèque Nationale de France. Les notes (fichier PDF inclus dans le téléchargement!) prétendent que la BNF est dans le processus de préserver sa discothèque vinyle, et ce titre MONO des quatre ouvertures composées par Beethoven pour son unique opéra est un des nombreux titres Klemperer/Philharmonia de la collection – qui compte le Fidelio Ludwig/Vickers enregistré en studio avec la même équipe. Je ne peux que conclure qu’on a affaire ici à un transfert numérique d’un disque de la collection et non pas un traitementà partir des bandes maîtresses. Qu’importe; le résultat en faux-stéréo est de très bonne qualité, et au prix fort raisonnable de $2.99 pour l’ensemble, un bon coup à bon coût. QS = A, IG = A.

Franck & Lekeu: Sonates - Mathieu: Ballade, Fantaisie

Ce disque, vieux de quelques années déjà, nous propose un trio d’œuvres pour violon et piano avec les frères Lefèvre – David au violon et Alain au piano. Commençons par la pièce inévitable – l’André Mathieu – qui se révèle comme la plupart des efforts de réhabilitation Lefèvre/Mathieu comme une pièce digne mais qui démontre un manque de polissage. Les deux autres œuvres sont plus conventionnelles – la sonate de Franck et celle du jeune compatriote du compositeur, Guillaume Lekeu. Le Lekeu est une sonate plus sombre que celle du vieux routier, mais les deux reçoivent une lecture soignée (comme le Mathieu, d’ailleurs). Sans se démarquer des dizaines d’enregistrements du Franck, il reste qu’il s’agît ici d’un bon disque. QS = A, IG = A-.

FRANCK: Le Chasseur maudit / Psyche

Un autre Franck, cette fois un enregistrement intégral de Psyché (offert en partie dans mon montage B+B de vendredi dernier. L’ambitieux poème symphoniquye est offert avec le chowur obligato envisagé par le compositeur, et cette dimension ajoute clairement à la pièce. La « suite » proposée par Paul Paray dans mon montage satisfait dans l’ensemble, mais le traitement soigné offert ici par le chef Tadaaki Otaka est une belle réussite. En complément, un poème symphonique plus traditionnel, Le Chasseur Maudit, clairement dans la lignée des Liszt et Saint-Saens (ou même Dukas). J’admets volontiers avoir eu des réserves en lisant qu’un orchestre Gallois allait se risquer à ce répertoire, mais ils ne m’ont pas déçu! QS = A, IG = A-.

Samuel Barber: Piano Concerto - William Schuman: A Song of Orpheus


Je ne saurais dire si George Szell et son fameux orchestre de Cleveland étaient des défenseurs/promoteurs du répertoire contemporain Américain (on sait que Toscanini ne l’était opas vraiment, mais que Stokowski l’était). Les solistes en cause, par contre, l’étaient clairement. Le regretté John Browning est associé non seulement avec le présent concerto de Barber, mais éhalement avec la monumentale sonate pour piano « Concord » de Charles Ives. Barber a composé sa quote-part de « tubes symphoniques » : son concerto pour violon, Knoxville Summer of 1915 sont de remarquables opus. Le concerto pour piano, hormis des moments intéressants dans le mouvement lent, ne vient pas à la cheville de ces œuvres. Le violoncelliste Leonard Rose parvient dans l’ensemble à sauver les meubles d’un Orpheus un peu trop prétentieux à mon goût. On ne peut reprocher aux artistes d’avoir fait de leur mieux avec le matériel qu’on leur offre. Un disque pour les connaisseurs de musique Américaine du XXe siècle. QS = A-, IG = B+.

dimanche 23 février 2014

César Franck (Edition Orgue)



Le billet suivant est une reprise d'un Mardi en Musique, datant originalement du 9 avril 2013.




Ce billet complète noytre survol de l'oeuvre de César Franck.

Admis au conservatoire de sa ville natale de Liège à huit ans, Franck et sa famille relogent à Paris où il poursuit des etudes privées avec Anton Reicha, alors professeur au prestigieux Conservatoire de Paris. Franck s’inscrira au Cinservatoire à 17 ans et y connaîtra des succès immédiats, remportant plusieurs prix dès sa première année complète à l’institution.

A l’insistance de son père, Franck quitte le Conservatoire prématurément afin de poursuivre une carrière de compositeur et interprète. Après 10 ans de succès mitigés, il finira par se marier en 1848 et se contentera d’une modeste carrière comme organiste et, plus tard, comme professeur d’orgue et de composition au Conservatoire.

Suite au billet de vendredi dernier axé sur son oeuvre pour orchestre, maintenant un volet ayant une saveur d’orgue, avec des contributions de Franck comme compositeur et interprète pour cet instrument. Si on reprend la biographie de Franck là où je l’ai laissée, il devient organiste-titulaire à Saint-Jean-Saint-François en 1851 et sa longue association avec la tribune musicale à  Sainte-Clotilde de 1858 jusqu’à son décès.

Comme organiste, les anecdotes concernant ses dons en improvisation sont nombreuses. Quoique l’ensemble de son œuvre pour l’orgue est relativement modeste (une douzaine d’œuvres majeures seulement), on ira jusqu’à plaider que Franck étai le plus grand compositeur pour cet instrument depuis Bach lui-même – contentons-nous d’affirmer qu :il composa quelques-unes des plus grandes pages pour son instrument en France depuis plus d’un siècle. Si on retourne aux autres organistes discutés dans nos pages l’an dernier, Franck avec sa Grande Pièce Symphonique pour orgue marque le début du mouvement symphonique qui culminera avec les symphonies pour orgue de Widor, Vierne et Dupré.

Selon Vierne (qui fut son élàve au Conservatoire), la grande qualité de l’œuvre pour orgue de Franck découle de sa grande simplicité et humilité. Ces qualités humaines confèrent à ses compositions un grand respect pour l’art et l’instrument un « homélie sonore d’une grande sincérité » dira-t-il.

La playlist YouTube d’aujourd’hui propose un apercu de l’oeuvre pour orgue de Franck et, je crois, soutient amplement les propos de M. Vierne!

Bonne écoute!

DETAILS

César FRANCK (1822 - 1890)

Offertoire (si bémol majeur) extrait de "L'organiste, 1er volume", FWV 41, no. 28
Diego Innocenzi
INSTRUMENT: Cavaillé-Coll, St. François-de Sales, Lyon, France

Prélude, fugue et variation (si mineur), FWV 30
Michael Murray
INSTRUMENT : Cavaille-Coll (1888 )- St. Sernin, Toulouse

Fantaisie (ut majeur), FWV 28
David Enlow
INSTRUMENT: St Mary the Virgin, New York

Choral (no. 3, la mineur),  FWV 40
Gerard Carter
INSTRUMENT: Théodore Puget, Père et Fils, Kincoppal-Rose Bay Chapel, Sydney.

Grande pièce symphonique (fa dièse mineur), FWV 29
André Marchal
INSTRUMENT : Grand Orgue de l'église Saint-Eustache, Paris.

Psaume 150 (Louez le Dieu, caché dans ses saints tabernacles) chœur avec orchestre et orgue, FWV 69
Xaver Varnus aux orgues (Instrument non-identifié)
Ensemble vocal Tomkins (Budapest)
Orchestre de l’opéra de Budapest sous Tamás Vásáry

Pièce héroique, FWV 37
Katalin Mali
INSTRUMENT: Angster pipe organ of the St. Theresa Cathedral in Subotica Serbia

Final (si bémoil majeur), FWV 33
Mark Laubach
INSTRUMENT: Berghaus , Grace Lutheran Church in the River Forest (Chicago), Illinois.

vendredi 21 février 2014

César Franck (1822-1890)





Le  montage # 144 est disponible pour écoute et téléchargement depuis la chaîne Community Audio du site Internet Archive à l'adresse suivante: https://archive.org/details/pcast144


pcast144-Playlist.pdf

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Nos deux prochains billets – ce B + B et l’En Pantoufles de dimanche - proposent un survol de l’œuvre du compositeur Franco-Belge Cesar Franck, avec un volet (reprise de l’an dernier) axé sur son œuvre pour orgue, et ce billet-ci sur sa musique orchestrale.

Né et formé en Belgoique mais ayant œuvré toute sa carrière en France, Franck dut se faire naturaliser citoyen Français afin de sceller un poste d’enseignant au Conservatoire de Paris (1872). Le cercle formé par ses élàves et confrères imcluent de grands noms de la musique française du XIXe siècle: Vincent d'Indy, Ernest Chausson, Louis Vierne, et Henri Duparc. Ce groupe affectionait Franck au point de l’interpeller  Père Franck.

Franck ne fait pas l’unanimité come professeur de composition au Conservatoire : on critique son approche moins théorique, plus conforme à ses talents d’improvisateur. Il y a même de la jalousie – certains prétendent que les élèves de Franck sont souvent mis de côté pour des honneurs, des prix du Conservatoire ou même le prestigieux Prix de Rome.

Pour notre regard sur l’œuvre orchestrale de Franck, concentrons-nous sur les compositions qui datent de la dernière décennie de sa carrière : ses Variations Symphoniques et sa  Symphonie en ré mineur.

Louis Diémer (1843-1919) fut l’un des grands pianistes-virtuoses de sa génération, et il impressionna Franck dans sa performance de Les Djinns en mars 1885. En reconnaissance pour cette prestation Franck offrira « un petit quelque chose » à M. Diemer : les variations symphoniques, faisant de lui le dédicataire de cette œuvre.

Si la symphonie de Franck est aujourd’hui reconnue comme un bijou du répertoire Français pour orchestra, ce ne fut pas toujours le cas. Sa structure particulière – et sa formule en trois mouvements – n’ont pas fait l’unanimité de la critique de l’époque.

L’une des œuvres les plus ambitiousness de Franck est. le large poème symphonique pour chœur et orchestra Psyché—compose à sa retraite de Combs-la-Ville-Quincy en 1886. Une prestation complète sera discutée dans notre Chronique du Disque de mardi prochain. Le montage d’aujourd’hui propose une « suite » de passages orchestraux dirigée par Paul Paray et son orchestre de Détroit.


Bonne écoute!

mardi 18 février 2014

Sergio Fiorentino (1927 –1998)



Le billet suivant est mon Mardi en Musique du 18 février 2014





Salué par la critique pour ses dons techniques et musicaux inusités , Sergio Fiorentino reçoit une bourse d’études à 11 ans qui l’amène au Conservatoire " San Pietro a Majella " où il fera son apprentissage sous Luigi Finizio et Paolo Denza , se méritant un diplôme en 1946 et en 1948, il visitera Carlo Zecchi à Salzbourg . C’est alors que débute sa carrière comme pianiste en récital seul et en trio dans son pays natal , et remporte sa quote-part de concours de piano nationaux et internationaux .

Fiorentino s’exécutera dans presque tous les pays d'Europe occidentale . Ses débuts au Carnegie Hall de New York a eu lieu en Octobre 1953, une tournée sud-américaine en 1954 le conduit en Argentine et en Uruguay .

Toutefois, un grave accident d’avion vers la fin de sa tournée sud-américaine l'a amené à réduire ses présences sur scène, choisissant plutôt l'enseignement au conservatoire de Naples où il avait été étudiant . À la fin des années 1950, il a fait un retour au concert, dans son pays natal et en Angleterre . Diverses circonstances , dont le stress d’évoluer comme soliste et comme professeur, incitent Sergio Fiorentino à se retirer de nouveau de la scène, se limitant par la suite à des contributions publiques occasionnelles pour la radio italienne RAI entremêlées à ses master-classes. .

Lorsqu :il démissionne du Conservatoire après plus de 30 ans en 1993, Fiorentino reprend du service sur scène, en Euroipe et en Amérique. Son décès soudain en 1998 met fin prématurément à des concerts prévus au Canada et en Russie.

Selon Wikipedia , à partir de 1994 à sa mort en 1998 , un grand nombre d'enregistrements par Fiorentino ont été ré-émis par la maison APR, incluant de nouveaux enregistrements Berlinois lors de la dernière tranche de sa carrière (1994 à 1997). Une certaine controverse entoure des émissions du label  Concert Artists, dont la réputation fut sévèrement entâchée par des enregistrements faussement attribués à la pianiste Joyce Hatto. Des exégètes discographiques maintiennent qu’un des CD de mazurkas par Fiorentino produit par Concert Artists contient des traces plagiées de trois autres artistes .
Les enregistrements proposés dans la playlist d'aujourd'hui furent téléchargés jadis du site MP3.COM , rééditions par le label du APR, plusieurs datant de leur série de1999 série " Sergio Fiorentino : Les premiers enregistrements " .

Bonne écoute!

Franz LISZT (1811-1886)

Ab Irato - Etude de perfectionnement, S. 143

Consolations, S. 172 (Sélections)
  •  No. 3. Lento placido (ré majeur)
  •  No. 6. Allegretto sempre cantabile (mi majeur)
Schlaflos, Frage und Antwort, nocturne, S. 203 

Années de pèlerinage I, S. 160 (Sélections)
  • No. 3, Pastorale
  • No. 4, Au bord d'une source
  • No. 5, Orage
  • No. 7, Eglogue
Tarantella, extradite de “Venezia e Napoli”, S. 162, no. 3 

Grande Étude de Paganini (Andante en mi bémol majeur), S. 141, no. 2

Robert SCHUMANN (1810-1856)

Romance en fa dièse majeur, op. 28 no. 2

Sergei RACHMANINOV (1873-1943)

Préludes (Sélections)
  • op. 23, no. 3 (ré mineur)
  • op. 23, no. 6 (mi bémol majeur)
  • op. 23, no. 7 (ut mineur)
  • op. 23, no. 9 (mi bémol mineur)
Mendelssohn (Arr. Rachmaninov): Scherzo du Songe d’une nuit d’été' (1933)

Sergio Fiorentino, piano
(Téléchargement MP3.COM 2001-02)

dimanche 16 février 2014

Shauna Rolston joue Franck et Fauré



Le billet suivant est une reprise d'un Jados sur Internet, datant originalement du 16 avril 2013.


Il m’arrive à l’occasion de vous proposer un album intégralement lors d’un billet Jadis sur Internet. C’est le cas aujourd’hui. Le plages proposées viennent d’un téléchargement d’il y a une dizaine d’années.

Sur le marché en 1987, ce CD met en vedette la violoncelliste Canadienne Shauna Rolston – alors âgée de 20 ans – accompagnée par le pianiste Menahem Pressler dans deux sonates françaises, originalement destinées pour le violon, mais ici adaptées ppour son instrument.
Mme Rolston vient d’une famille de musiciens – son père et sa mère furent longtemps associés avec l’Orchestre Symphonique d’Edmonton (en Alberta), lui comme violon solo et chef associé, elle comme harpiste et pianiste-accompagnatrice occasionnelle de son mari et – plus tard – de sa fille. Shauna est un talent précoce – premières leçons à trois ans, premier réciotal à huit ans, et stages au centre d’arts de Banff avec comme maîtres de grands noms du violoncelle : Zara Nelsova, János Starker, Tsuyoshi Tsutsumi, and Gabriel Magyar, et en Europe avec  Pierre Fournier et William Pleeth.

Le répertoire de Mme Rolston, comme chambriste ou avec orchestre, touché les grands classiques de son instrument (son excellent disaue des concerti d’Elgar et Saint-Saëns en sont un bel exemple). Cependant, son affinité pour la nouvelle musique ont engendré un bon nombre de pièces conçues expressément pour elle, par des compositeurs Canadiens (Kelly-Marie Murphy, Heather Schmidt, Oskar Morawetz, Bruce Mather, Christos Hatzis et Chan Ka Nn ainsi que d’autres compositeurs d’aoilleurs -  Krzysztof Penderecki, Gavin Bryers, Mark Anthony Turnage, Rolf Wallin, Augusta Read Thomas, Karen Tanaka, et Gary Kulesha.

En 1994, elle s’associe avec ;’Université de Toronto où elle dirige le department des instruments à cordes, en plus de continbuer son association avec le centre d’arts de Banff. En plus de ses tâches enseignantes, elle continue de se faire entendre comme soliste et chambriste.
La discographie de Mme Riolston est, toutefois, plutôt modeste. En plus du CD d’aujourd’hui on ne trouve qu’une poignée d’enregistrements  pour CBC/Radio-Canada (don’t le disque de concertos et autres pieces concertantes discutés ci-haut), On ne peut pas dire ;la même chose de son accompagnateur – Menahem Pressler fut l’un des membres-fondateurs du Trio Beaux-Arts, et sa discographie avec eux et comme chambriste est considérable.
Aux derni;res nouvelles, un Pressler nonagénaire est encore un artiste actif, ayant participle à un grand recital à Montréal il y a un an environ.
Les  sonates de Gabriel Fauré (adaptation de Mme Rolston) et de César Franck (adapté par le violoncelliste Jules Delsart et sanctionnée par le compositeur) bénéficient à mon avis du relief accru apporté par un instrument plus grave (ici le violoncelle plutôt que le violon). La performance de Mme Rolston est racée et vaut la peine d’être entendue.
Bonne écoute, donc!

Gabriel FAURE (1845 - 1924) Sonae en la majeur, op. 13
Adaptée pour le violoncelle par Shauna Rolston


César FRANCK (1822 - 1890)
Sonata en la majeur,  FWV 8
Adaptée pour le violoncelle par Jules Delsart

Shauna Rolston (Violoncelle), Menahem Pressler (Piano)
Lieu d’enregistrement: Rutgers Presbyterian Church, NYC (juin 1987)
Summit Records DCD-109

Téléchargment MP3.COM ca. 2001


vendredi 14 février 2014

Frédéric





Le  montage # 143 est disponible pour écoute et téléchargement depuis la chaîne Community Audio du site Internet Archive à l'adresse suivante: https://archive.org/details/pcast143 


pcast143-Playlist.pdf

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Pour la Saint-Valentin, et restant dans la thématique du “F”, j’ai choisi de vous offrir un recital “romantique” mettant en vedette la musique pour piano de Chopin.

Avec l’exception de la petite indulgence en fin de programme – une interprétation du grand succès de Claude Lévillée, l’ensemble des titres d’aujourd’hui proviennent de deux compacts, l’uun d’entre eux étant offert ici intégralement.

Dans des montages antérieurs, j’ai fait appel à des pianistes qu’on associe immédiatement avec Chopin, qui ont (sinon intégralement) endisqué la grande majorité de son œuvre pour piano: Géza Anda, Vladimir Ashkenazy et ArturRubinstein.  Ajoutons à cette liste des plus prestigieuses les noms de Martha Argerich et de Vladimir Horowitz.

M. Horowitz a figuré dans plusieurs de nos interventions dans le passé, et selon le siteArchivMusic il interprète Chopin sur au moins 61 disques et les titres que je lui confie aujourd’hui sont extraits de son ultime compact, vieux déjà de 25 ans (enregistré en 1989) et l’octogénaire démontre encore qu’il possède pleinement ces partitions.

L’essentiel du montage est confié à Mme Argerich, dans son soi-disant « récital légendaire » de 1965. Mme Argerich est une artiste qui a eu sa part d’épreuves professionnelles et personnelles, ayant survécu un cancer (1990, rechute en 1995). Un talent prodigieux, elle se démarque à l’âge de 16 ans remportant deux prestigieux concours dans l’espace de trois semaines: le Busoni et celui de Genève. C’est à ce moment-là qu’elle rencontre Arturo Benedetti Michelangeli, qui l’aidera à surmonter une crisette artistique… à 20 ans! Mme Argerich est une de ces rares artistes qui marie la puissance et le lyrisme, le jeu athlétique et le jeu pensif.

Elle remporte en 1965 le prestigieux concours Chopin de Varsovie (le premier pianiste – homme ou femme – de l’occident à le remporter) et c’est suite à cette victoire qu’elle enregistre le disque que j’offre intégralement au montage d’aujourd’hui. Mme Argerich s’exécute plus souvent comme chambriste et avec orchestre, et offre peu de récitals solo en public, ainsi ces enregistrements sont donc non seulement moins nombreux, mais d’autant plus recherchés.


Bonne écoute!


mardi 11 février 2014

Paganini et Ricci – Les fous furieux du violon

Le billet suivant est mon Mardi en Musique du 11 février 2014

Bon, d’accord, le titre est peut-être un peu excessif, mais après tout il faut mettre des « F » là-dedans pour février!

Notre sélection souvenir de la semaine dernière proposait des extraits de l’intégrale MONO des 24 caprices de Paganini par le violoniste Américain Ruggiero Ricci. Notre billet d’aujourd’hui propose l’intégrale, euh, intégralement.


Ruggiero Ricci, violoniste virtuose et professeur à Juilliard, l’Université d’Indiana et au Mozarteum de Salzbourg nous a quitté il y a bientôt deux ans, nous laissant une brochette intéressante d’enregistrements mettant en évidence son archet fluide .oeuvres allant de Malcolm Arnold à Vicente Zito, en passant par les grandes pages pour violon seul de Bach, les concertos de Mendelssohn et Tchaikovski. Toutefois, on l’associe avec Paganini (certains allant jusqu’à le baptiser Paganini du XXe siècle) pour sa présence sur scène et son jeu époustouflant.

Né à Sn Francisco en 1918, Ricci suivra des leçons avec Louis Persinger, celui-là même qui forma Yehudi Menuhin. Un talent précoce (ne le sont-ils pas tous?), il remporte sa quote-part de concours, et fera ses débuts en récital en 1928. Suivront des études en Europe, un retour auprès de Persinger, et une carrière de virtuose.

Ricci prendra congé durant la Deuxième Guerre Mondiale, joignant l’Armée de l’Air Américaine à titre de « Spécialiste du divertissement »

Après la guerre, en 1947, il sera le premier violoniste à enregistrer l’intégrale des 24 Caprices de Paganini dans leur version originale (les enregistrements sur le marché proposaient les caprices sous la forme violon et piano). Cet enregistrement est celui qui est proposé ci-desous.

Ricci fera trois autres enregistrements de ces pièces dont une version de 1997 utilisant le violon Guarneri appartenant jadis à Paganini (un octroi de la ville de Gênes).

Visitez également:

Bonne écoute!




Niccolò PAGANINI (1782-1840)
Caprices, Op. 1
Ruggiero Ricci

dimanche 9 février 2014

Faust (mais pas par Gounod)

Le billet suivant est la reprise d'un Billet de Faveur datant du 7 août 2012.

La réflexion fut mise à jour afin d'adresser la disparition d'un clip originalement proposé.


Pour un second bilet ce mois-ci, je vous propose une exploration musicale autour de la légende germanique de Faust, rensue célèbre par le Johann Wolfgang von Goethe

Sans doute la version opératique de Charles Gounod vient immédiatement à l'esprit... Toutefois, je me concenterrai aujourd'hui sur la musique issue d'autres coimpositeurs.

Faust –l'oeuvre littéraiure


Faust est le protagoniste principal d'iune légende germanique. Un homme de lettres qui troque son âme pour connaître tous les secrets et  les plaisirs du monde des mortels.


Pièces de théâtre et autres manifestations basées sur cette légende abondent en Allemagne et dans le reste durègnes germaniques au XVIe siècle, présentatnt Faust et Méphisto comme des personnages parfois farfelus. En Angleterre, c'est  Christopher Marlowe qui s'attaque au sujet dans sa pièce The Tragical History of Doctor Faustus. Dans l'adaptation de Goethe deux siècles plus tard, on rtrouve le Faust intellectuel et raffiné de la légende. En plus de Marlowe et Goethe, on compte Nikolaus Lenau parmi les auteurs qui font une adaptation (quoique la version Lenau s'approche beaucoup de celle de Goethe).

Faust en musique

En plus de Gounod, Mefistofele d'Arrigo Boitoand Doktor Faust deFerruccio Busoni. et la légende dramatique iLa damnation de Faust de Hector Berliozs approchent Faust dans un context opératique. Il y a même une version moderne signée Havergal Brian

Ailleurs dans le répertoire, soulignons Robert Schumann et ses Scènes de Faust d'après Goethe, la deuxième (et substantielle) section de la Symphonie des Mille de  Gustav Mahler, et de Franz Liszt Eine Faust-Symphonie in drei Charakterbildern et une ouverture de concert de Richard Wagner.

Puisuqe nous avons écouté la symphionue de Liszt dans un billet de 2011 j'ai choisi d'inclure dans notre playlist un autre Liszt, inspiré de Lenau, l'une des deux valses de Méphisto.


DETAILS

Richard WAGNER (1813-1883)

Faust-Ouvertüre, en ré mineur, WWV 59

Staatskapelle Dresden sous Christian Thielemann



Franz SCHUBERT (1797-1828)

Gretchen am Spinnrade, D.118
Renee Fleming avec Christoph EIschenbach

Hector BERLIOZ (1803-1869)
Sélections de La Damnation de Faust, Op.24
(Menuet des follets, Ballet des Sylphes, Marche Hongroise)
San Francisco Symphony Orchestra sousPierre Monteux

Robert SCHUMANN (1810-1856)
Ouverture, extrait de Szenen aus Goethes Faust, WoO 3
Ensemble 212 under Yoon Jae Lee

Gustav MAHLER (1860-1911)
Deuxième partie de la Symphonie no.8 en mi bémol majeur ('Symphonie des MIlle')
(Scène finale de Faust d'après Goethe)
Solistes (voir les notes du clip)
Los Angeles Philarmonic et Orquesta Sinfónica Simón Bolívar
Gustavo Dudamel, dir.

Franz LISZT (1811-1886)
Valse Méphisto no. 1, S. 514
André Laplante, piano


vendredi 7 février 2014

Arthur Fiedler





Le  montage # 142 est disponible pour écoute et téléchargement depuis la chaîne Community Audio du site Internet Archive à l'adresse suivante: https://archive.org/details/pcast142


pcast142-Playlist.pdf

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La thématique du mois, entaméee avec notre opéra du mois (Faust) et notre sélection souvenir (La suite de Fibonacci) est "F" pour février, et tente de mettre en évidence des sujets avec la lettre "F".

A titre d'introduction au sujet d'aujourd'hui, je souligne que la plupart des orchestres en Amérique du Nord offrent des séries dites "populaires" à leurs abonnés. Les formules varient - l'orchestre joue dans des parcs, ou offre des activitée sconextes comme des dégustations avant le concert... Plus souvent qu'autrement, on confie ces concerts à des chefs adjoints comme si les chefs principaux considèrent ce répertoire moins noble...

En revanche,  on d.couvre des chefs qui se "spécialisent" dans le domaine. Je pense à Erich Kunzel à Cincinnati, Frederick Fennell à Rochester, ou "Skitch" Henderson à New-York. Toutefois, un chef est une légende dans ce domaine, et c'est le regretté Arthur Fiedler à Boston.

On est surpris de lire que Fiedler était le 18e chef affecté aux Boston Pops (pseudonyme attaché au Boston Symphony Orchestra pour sa série populaire), un poste qu'il occupe pour presque 50 ans. Né à Boston mais formé comme violoniste en Europe, Fiedler reviendra à Boston au début de la Première Guerre Mondiale, et oeuvrera comme violoniste, pianiste et organiste avec le BSO. Il formera son propre orchestre (Le Boston Sinfonietta) avant d'être nommé chef  aux Pops en 1930.

Un musicien sérieux, mais affable et bon prince quand la situation l'exige, Fiedler propose une programmation qui inclut les succès du jour, des eouvres classiques dites "légères" ainsi que des pièces commandées exprès pour l'orchestre de compositeurs et arrangeurs en résidence - Leroy Anderson, Peter Bodge et Richard Hayman entre autres.

Fiedler n'a jmais eu la réputation d'avir été un "grand chef" (quoiqu'il enregistrera la fameuse Symphonie du Nouveau Monde de Dvorak avec le BSO), sa popularité personnelle et celle de son répertoire en ont fait un champion du palmarès plus souvent qu'à son tour (il vebdra plus d'in million d'exemplaires de son enregiestrement en première de Jalousie de Jacob Gade!) en plus d'être souvent invité à diriger partpout en Amérique et d'animer des concerts à la télé.

Le montage d'aujourd'hui propose un bon éventail du genre de musique qu'on associe à Fiedler - y compris une "chantons en choeur" (sing-along), et une performance du ballet composé pour Balanchine par Hershy Kay "Stars and Stripes" qui assemble plusieurs marches de Sousa. Il ne faut pas oublier que le fameur "Stars and Stripes Forever" étit une des rappels les plus populaires du chef Bostonnais:





Fiedler est décédé il y a plus de 30 ans, et il fut succédé aux Pops par le compositeur John Williams et par l'ancien assistant de Kunzel, Keith Lockhart. Ces deux chefs ont continué la tradition étblie par Fiedler à leyr façon. Une formule qui ne risque pas de disparaître, le concert populaire!

Bonnr écoute!


mardi 4 février 2014

La suite de Fibonacci

Le billet suivant est mon Mardi en Musique du 4 février 2014

Ce billet reprend le Montage # 59 (Commentaire original: http://itywltmt.blogspot.com/2012/06/montage-59-fibonacci-sequence-la-suite.html)




pcast059 Playlist

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Le mathématicien italien du XIIIe siècle Leonardo Pisano, mieux connu sous le nom de Leonardo Fibonacci posa le problème suivant dans son traité Liber Abaci, décrivant la croissance d'une population de lapins:

« Un homme met un couple de lapins dans un lieu isolé de tous les côtés par un mur. Combien de couples obtient-on en un an si chaque couple engendre tous les mois un nouveau couple à compter du troisième mois de son existence ? »



0, 1, 1, 2, 3, 5, 8, 13, .., ou




Ce problème est à l'origine de la suite de Fibonacci dont le n-ième terme correspond au nombre de paires de lapins au n-ème mois. Fibonacci donne son nom à la suite d’entiers principalement car il fut le premier mathématicien occidental à la documenter. Toutefois, un bon nombre de mathématiciens Indiens ont abordé la même séquence numérique: Pingala (200 av. J-C), Virahanka (c. 700 ap. J-C), Gopāla (c. 1135), and Hemachandra (c. 1150).

Afin d’illustrer la suite, j’ai opté principalement pour des sélections de l’op. 1 de Nicolo Paganini, sa collection de caprices pour violon seul. L’enregistrement MONO du violoniste Ruggiero Ricci est la source de ces extraits – l’opus au complet sera l'objet de notre billet de la semaine prochaine.

Le premier élément de la suite (le zéro) est illustré par un mouvement de la symphonie Die Nullte (ou no. 0) de Bruckner – à ne pas confondre avec sa Studiensymphonie, no. 00).

Un compositeur auquel je fauis souvent appel dans mes montages est le Tchèque
Antonin Dvořák. Comme compositeuir de musique de chambre, il fut des plus prolifiques, et compte une quinzaine d’oeuvres pour quatuor à cordes, don’t la majorité suivent la formule habituelle des quatre mouvements. Son quatuor op. 96 (le quatuor dit Américain, ou parfois appelé le drapeau Américain)  est sans doute un de ses quatuors les plus joués, faisant la démonstration d’un des stratagèmes préférés du compositeur : l’usage de thèmes folkloriques. Le quatuor choisi aujourd’hui – son neuvième, op. 34, est un autre bel exemple de ces trucs.

Une des compositions les plus célèbres du Norvégien Edvard Grieg fut la musique qu’il composa pour accompagner la pièce d’Ibsen Peer Gynt. Des deux heures de musique qui forment son op. 23, Grieg tira deux suites d’extraits (ses opp. 46 et 55). Pour le meilleur ou pour le pire, c’est dans cette forme que la majorité des mélomanes fuirent exposés à cette musique – hors du contexte de la pièce et faisant uniquement appel à l’orchestre, privant l’auditoire des passages choraux et des chansons conçues pour la scène. Si la première suite de Grieg contient les moments les plus adulés de la musique de scène (comme l’antre du Roi des Montagnes) , la deuième comprebd des titres qui (je suppose) sont des préférées du compositeur. En particulier, la chandon de Solveig (du quatrième acte) est particulièrement touchante – mais gagne plus de « punch » quand chantée – comme c’est le cas ici par Lucia Popp:



Bonne écoute!

Hyperlien (Internet Archive): http://archive.org/details/TheFibonacciSequence

 

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