vendredi 11 avril 2014

Verdi: Messa da Requiem




Le  montage # 151 est disponible pour écoute et téléchargement depuis la chaîne Community Audio du site Internet Archive à l'adresse suivante: https://archive.org/details/pcast151



pcast151Playlist.pdf

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Les deux prochains volets de notre série « l’opus unique » cadrent bien dans notre série de montages et billets orgue et carême, et le montage d’aujourd’hui a une connotation particulière étant donné le décès en janvier du maestro Claudio Abbado.

Il y a maintenant treize ans (comme le temps passe vite!), afin de souligner le centenaire de la mort de Verdi, Abbado (alors aux commandes de la Philharmonique de Berlin) organise un concert-hommage, invitant un quatuor de solistes et le chef de chœur Eric Ericson à se joindre à lui et son orchestre pôur une performance du Requiem de Verdi. Cet événement fera les frais d’un DVD et d’un CD. Diagnostiqué l’année précédente du cancer de l’estomac auquel il succombera après une dure bataille qui lui coûtera une partie de son tube digestif, c’est un Abbado affaibli qui mène ces troupes et qui communique par leur truchement l’émotion de cette musique et le message du grand Verdi.

Le Requiem – parfois appelé son « meilleur opéra », est son œuvre non-opératique la plus célèbre et sûrement la plus ambitieuse. Une dizaine d’années auparavant, Verdi fait partie d’un groupe de treize compositeurs qui contribuent à une messe de Requiem dédiée au grand Rossini. Pour la circonstance, Verdi compose un Libera me, mais le projet est accablé par des tas de problèmes – quand un si grand nombre de compositeurs « collaborent », c’est normal – est le Requiem pur Rossini n’est jamais monté. Alors impliqué dans une série d’opéras à succès, Verdi continue tranquillement à chercher un nouveau véhicule pour son Libera me, et ce sera suite au décès de l’auteur et poète Alessandro Manzoni que Verdi envisage d’écrire un Requiem.

Fait à noter, Verdi se considère un homme spirituel, mais pas forcément un homme religieux, donc l’œuvre suit le modèle de la messe de Requiem latine (avec l’exception du Gloria) mais puise son aspect « spectaculaire » à la musique de scène – le Dies Irae et la musique tragique qui forme son fond de toile en sont un grand exemple. Verdi alterne entre la musique ténébreuse du Dies Irae et le message de réconfort du Libera me, produisant un monument musical sans pareil.


Bonne écoute!


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